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Groupement Associatif Pour les Personnes Encombrées de Surefficience Mentale

Personnes à haut potentiel : les aider à utiliser leur potentiel et à ne pas en souffrir. Annexes

Personnes à haut potentiel : les aider à utiliser leur potentiel et à ne pas en souffrir. Annexes

Médecine générale et prévention de la psychopathologie des personnes à haut potentiel

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Les références bibliographiques de Fil

La critique de Zédoc La réponse de Mélanie

 

Les références bibliographiques de Fil

Bonjour Mélanie,
Vue ta démarche, je me permets de te signaler plusieurs travaux.
A l'occasion, cela intéressera probablement d'autres personnes.

Sophie Thoulé (1974 - ...)
sous la direction de Guy Benzadon
La précocité intellectuelle de l'enfant : quel rôle pour le médecin généraliste? : revue des connaissances et enquête auprès de 40 médecins généralistes de la région parisienne
Thèse d'exercice ; Université Paris Diderot - Paris 7. UFR de médecine. : 2007
1 volume, 124 feuillets
Bibliographie: f.111-114

Résumé : Notre travail a consisté en une revue de la littérature sur le sujet des enfants intellectuellement précoces, suivie d'une enquête téléphonique auprès de 40 médecins généralistes de la région parisienne. Elle avait pour but de cerner leurs connaissances sur ce thème. Notre questionnaire nous a permis de mettre en évidence que les médecins généralistes interrogés sur ce sujet semblent mal informés et peu impliqués dans cette prise en charge. Leur rôle pourrait cependant être primordial dans le diagnostic et la coordination des différents spécialistes susceptibles d'intervenir auprès de ces enfants trop souvent en difficulté du fait de la méconnaissance de leur fonctionnement cognitif spécifique. Seul un diagnostic précoce permet d'éviter les conséquences négatives de cette particularité du développement qui devrait rester un atout.

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Nathalie-Josiane Fernando (épouse Favrole) (1974 - ...) ;
sous la dir. de Laurence Vaivre-Douret
L'enfant intellectuellement précoce [Texte imprimé] : Méconnaissance d'un diagnostic en médecine générale
Thèse d'exercice ; Université Paris Diderot - Paris 7. UFR de médecine. : 2003
52 pages
Bibliographie: p.48-52

Résumé : La précocité intellectuelle est une réalité : 400 000 enfants scolarisés en France ont un quotient intellectuel supérieur ou égal à 125. Bien qu'elle paraisse être un avantage, la précocité intellectuelle est le plus souvent associée à une psychopathologie spécifique si elle n'est pas détectée puis prise en charge. Dans le milieu médical, malgré une reconnaissance officielle en mars 2002 par le Ministère de l'Education nationale et une médiatisation importante, ce sujet reste méconnu. Les enfants concernés nécessitent pourtant une prise en charge médicale et scolaire spécifique. La maturité des enfants intellectuellement précoces est en décalage par rapport aux autres secteurs de développement graphomoteur, affectif et social : c'est le " syndrome de dyssynchronie " décrit par Jean-Charles Terrassier. Pour un tiers d'entre eux, la scolarité sera un échec en classe de troisième par inhibition intellectuelle, absence de reconnaissance, troubles psychopathologiques (agitation, dépression, anxiété, troubles du comportement alimentaire et du sommeil) et fragilité psychologique associée. Ces enfants ont en commun une hypersensibilité du fait d'une réceptivité importante. Le médecin généraliste a alors un rôle préventif capital. Face à ces troubles, la première étape consistera à faire passer un test aux enfants afin de confirmer ou d'infirmer son diagnostic : le test de Wechsler permet de savoir si le quotient intellectuel est supérieur ou égal à 125. D'autres tests permettent d'affiner la connaissance du fonctionnement intellectuel de l'enfant pour adapter au mieux la prise en charge interdisciplinaire. La compréhension du mécanisme de fonctionnement de ces enfants pourrait améliorer la prévention, la prise en charge et l'éducation de ces enfants et leur éviter un abandon de leur performance progressivement. Elle bénéficierait par ailleurs à tous les enfants présentant des troubles de l'apprentissage et du comportement. Intégrer ces enfants à notre société en leur permettant un épanouissement à la hauteur de leurs désirs et de leurs possibilités serait enfin une victoire du droit à la différence !

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Cécile Letonturier épouse Maunand ;
sous la dir. de Laurence Vaivre-Douret
L'enfant intellectuellement précoce [Texte imprimé] : guidance et prise en charge en médecine générale
Thèse d'exercice ; Université Paris Diderot - Paris 7. UFR de médecine. : 2003
113 pages
Bibliographie: p. 98-113

Résumé : Par l'entretien avec différents professionnels de santé, les motifs de consultation et les grandes lignes de la prise en charge de l'enfant intellectuellement précoce sont exposés. Comprendre leur mode de fonctionnement et les troubles qui en découlent est indispensable d'autant plus que certains enfants peuvent tout à fait avoir un développement harmonieux. La prise en charge reste souvent malheureusement freinée par une incompréhension du système scolaire. Le médecin généraliste doit savoir reconnaître l'enfant intellectuellement précoce. La connaissance et l'analyse des tests psychométriques est indispensable à une prise en charge adaptée. Le médecin généraliste a un rôle de coordinateur afin d'orienter l'enfant vers les différents professionnels de santé, il va également pouvoir donner une synthèse des différents bilans réalisés. D'autres part, la mise en place d'une véritable guidance parentale est indispensable pour les enfants et les parents. La simple reconnaissance de la précocité est la première étape dans cette prise en charge et a déjà un rôle thérapeutique majeur. L'échec scolaire qui touche 30 à 50 % des enfants précoces, doit être redouté. De grandes lignes de conduite au quotidien et à l'école sont présentées. La prévention est la meilleure solution et repose sur une détection précoce de ces enfants à haut potentiel trop souvent gâché.

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Association nationale pour les enfants surdoués,
Actes du premier Congrès national pour les enfants surdoués, 28-30 avril 1978, Nice, 1978. 173p.

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Il est remarquable que les travaux concerne généralement les enfants.
Probablement qu'après, c'est trop tard?
Intégré ou désintégré; voilà le futur du "surdoué" !

L'intégration passant par l'évitement, la fuite ou l'affrontement
La désintégration passant par l'évitement, la fuite ou l'affrontement.

 

La critique de Zédoc

Bonjour

Travail très interessant mais trop long pour donner au vulgum pecus médical. Une 1/2 page très aérée suffira ; sinon c'est rangement vertical dans la poubelle.
J'ai parcouru en diagonale et vous livre ma première approche. Je vous en donnerai une autre si elle diffère après une lecture plus soutenue.

Le médecin généraliste Lambda n'a pas le temps de faire ce que vous préconisez. C'est très dommage mais c'est comme ça et ce n'est pas près de s'améliorer, mais c'est un autre débat. Ça ne veut pas dire qu'il ne faille rien faire mais vous découvrirez cela toute seule très bientôt.

Page 28 : Un médecin généraliste en Champagne-Ardennes a environ 1638 patients...OK mais ca ne veut pas dire que tous ont besoin d'être dépistés et surtout médicalisés. C'est un peu le même débat dans une organisation que vous semblez apprécier par ici. On peut être à la fois HQI et heureux.
De même, toujours page 28 : il me semble que vous confondez le rôle du médecin avec celui des parents d'un enfant EIP.

Page 29 et vos exemples : Encore une fois, on est dans la théorie. Très belle, mais tres théorique. Le médecin n'est pas tout. C'est aux parents d'éduquer leur enfant, et vous vous apercevrez très vite du décalage entre ce que vous proposez et ce qui se passe réellement lors d'une consultation Lambda en France. À la limite cela peut se concevoir lors d'une consultation privée hospitalière, mais sûrement pas en ville.

Page 36 : je ne suis pas d'accord ; mais on peut en discuter avec vos exemples. Un EIP ne fait pas forcement TOUT en avance surtout du point de vue psychomoteur.

page 37 : le médecin annonce le HP. Euuuuh il faudrait déjà qu'il sache ce qu'est un WISC et qu'il sache l'interpréter. Encore une fois, ça serait formidable, mais il y a loin de la théorie à la pratique. Ceci dit, celà aurait l'avantage d'une l'interprétation peut-être plus objective que certains psycholoques.

Votre conclusion en revanche est tout à fait correcte.
Test de QI le plus possible : mais c'est souvent difficile. 250 euros environ en ville avec une réalisation plus que douteuse, ou psychologue scolaire surbooké.
Dépistage par le médecin s'il existe un signe d'appel, mais pas au tout venant. Ça n'est pas son rôle.

Il y a loin de la théorie à la pratique, mais ça avance un peu dans l'Éducation Nationale. Il ne faut donc pas perdre espoir... 

 

La réponse de Mélanie

Bonjour Zedoc,
Excusez moi de ne pas vous avoir répondu plus tôt, toute occupée que j'étais par mes activités estudiantines (examens etc.).

Je tiens à discuter avec vous de vos critiques.

D'abord, sur la longueur :
Oui, c'est très long ! Trop long même ! C'est le défaut principal de ce mémoire, et le défaut principal que j'ai à chaque fois que j'écris. C'est parfaitement juste.
C'est pour cela que ce mémoire n'est pas destiné à un envoi de masse à des généralistes sur-informés par une myriade de notions toutes présentées comme essentielles. Car, comme vous le dites, faire ainsi c'est s'exposer à ce que le papier soit gâché : je veux dire mis directement à la poubelle (on espère poubelle recyclable !).
En fait, ce mémoire c'est d'abord combler un trou au niveau de ce sujet par rapport à la médecine générale. C'est un dossier presque exhaustif pour les médecins déjà intéressés par le sujet mais qui n'ont aucun guide pour leur pratique. Je sais bien que ces médecins ne sont pas la majorité, mais ceux-ci existent néanmoins ; j'en connais.
C'est ensuite ouvrir un œil pour les médecins considérés comme ouverts, qui n'avaient jamais réfléchi au sujet mais qui sont prêts à se jeter dans la bataille. Ceux-ci sont plus nombreux que la première catégorie. Alors comment leur ouvrir l'œil sans que mes pages partent directement dans le néant ?
Hé bien par le contact direct, travail de fourmi mais plus efficace. Je vais voir mon médecin et on en parle. Comme beaucoup ont déjà fait en emmenant mon mémoire à leur médecin.
Et ça, ça marche. Les médecins lisent.
Exemple : je suis allée voir un neuropédiatre de mon hôpital, nous en avons parlé avec enthousiasme, et voilà que c'est à sa demande que je lui donne mon mémoire.
Voilà comment le problème de la longueur peut être contourné.

Pour un travail de masse, accessible pour les pressés qui n'ont pas le temps (mais la formation médicale continue est obligatoire pour tous ! les médecins sont obligés de lire la littérature médicale en dehors de leur pratique...), et bien, j'ai la toute dernière page de mon mémoire : une page très aérée bien résumée et très accessible.
Voilà qui va dans votre sens.
Mais ne faire que cette page aurait été je pense inutile : déjà faite de nombreuses fois, n'apportant rien de nouveau au sujet. Je pense que pour avancer, il faut aussi faire un travail de fond étendu, quitte à donner une version simplifiée pour sa diffusion de masse.

Sur le temps...
Voilà bien le nœud du problème, encore une fois votre remarque est très pertinente. Vous savez, j'ai déjà fait des stages en médecine générale et ai conduit des consultations, et je connais bien le problème.
Pourtant, je pense que nombre de mes propositions peuvent être appliquées, d'ailleurs je les ai moi-même appliquées de nombreuses fois. Je ne dis pas : toutes les appliquer dans une consultation et faire un tour complet du sujet, mais : agir par petites touches et par petits moyens.
Exemple : je vois que le patient est prêt à s'intéresser, et j'explique la physiopathologie de la maladie et l'aspect scientifique de certains examens, tout en examinant ou en faisant autre chose. Ça ne prend pas du temps, ça en gagne, ça améliore l'observance thérapeutique. Mon patient me fait confiance. 1/3 des patients ne prennent pas leur traitement car ils décident qu'il peuvent s'en passer ou pour toute autre raison. D'où nouvelles consultations, etc.. Dans ce cas, c'est le contraire, il est possible d'éviter les nouvelles consultations si je m'occupe bien de mes patients au départ.
Je vais plus vite dans mes consultations ultérieures, car en m'investissant dans la consultation initiale j'économise des efforts éventuels ultérieurs.
C'est mon expérience. Alors je pense que c'est possible pour d'autres médecins.

Prévenir la psychopathologie en posant 3 questions : pas le temps ?
Mais et tout ce temps perdu quand on ne s'en sort pas avec ce patient qui n'arrête pas de psychosomatiser, qui ne va pas bien du tout, et qui sombre dans l'alcool, la drogue, la dépression, tentatives de suicide, troubles du comportement alimentaire, etc ? Tout ce temps perdu car on n'arrive pas à soigner tous ses symptômes, car on n'en a pas trouvé les racines ?
Parle t-on bien de perdre du temps en posant 3 questions ?
En évitant à un individu de souffrir ?
Savez-vous vraiment ce qu'est souffrir ?
Oui, je suis provocatrice, je sais bien que vous savez.
Ce que je décris là n'est pas une caricature. Vraiment pas.
Il faut donner des outils pour que le médecin arrive à gérer ses patients à HP, pour qu'il puisse gagner du temps, pour qu'il évite d'en perdre en vain... Et sans s'en rendre compte, puisqu'il pense bien faire son travail.

Appliquer à la lettre tout ce qui est décrit dans le mémoire à chaque consultation : non. Pas le temps.
Appliquer une prévention avec discernement en utilisant certains éléments : oui. Gagner du temps.
Voilà ce que je pense.

On peut être à la fois HQI et heureux.
Oh que je suis de concert avec vous ! C'est parfaitement vrai, et heureusement. C'est même ce que je dis en toutes lettres dans mon mémoire. Peut-être n'ai-je pas mis assez en valeur cette notion. Il faut dire aussi que je parle dans mon mémoire de la prévention de la souffrance. Ce n'était pas une étude des HQI heureux.
Oui, bien-sûr, il ne faut pas médicaliser à outrance. C'est bien pour cela qu'une prévention simple au cours de consultations banales chez le généraliste pour toute autre raison que le HQI doit permettre d'éviter la médicalisation, que j'aimerais bien faire éviter aux patients à HP.
Les personnes à HP ne portent pas souvent leur médecin dans leur cœur, et si déjà on peut améliorer ceci, ce sera bien, et évitera de les envoyer vers des spécialistes, où la relation peut être pire.

Est-ce que tous ont besoin d'être dépistés ?
C'est un vrai débat, dont je parle longuement (trop ?) dans ce mémoire, et où finalement volontairement je ne me positionne pas. Actuellement, la loi conseille de ne pas les dépister systématiquement, mais de savoir les repérer pour leur donner ce qu'ils ont besoin. Ainsi je donne des clés au généralistes pour les repérer. Le but ? Et bien, quand ils ne comprennent pas un patient et n'arrivent pas à le cerner, cela peut permettre de les aider. (ça gagne du temps aussi...)
Cela peut aussi prévenir la spirale de l'enfermement dans la souffrance. Cela permet surtout de savoir gérer un HQI en souffrance.
Mais faut-il avoir une prévention pour les HQI heureux ? Pas de consensus. Pour moi, il faut savoir les repérer pour pouvoir être vigilant, pour pouvoir les comprendre, pour pouvoir avoir une bonne relation thérapeutique avec eux. Et peut-être aussi poser mes 3 questions (projet d'avenir, amis, questionnements existentiels).
Un médecin qui reconnait vos particularités intellectuelles de personne HQI sans les juger, quoi de plus fondamentalement rassurant?

Mes exemples de la page 29.
Je ne suis qu'une étudiante, comme vous vous plaisez à me le rappeler vigoureusement et avec un malin plaisir, mais lors des consultations que j'ai eu en cabinet de médecine générale, je n'ai pas vu en quoi c'était impossible. En 15-20 minutes de consultation, c'est facile de glisser ces explications par ci par là.
Je ne parle bien-sûr pas de faire de longs exposés, mais de glisser quelques explications judicieusement choisies.
Ah... Évidement si la consultation ne dure que 5 minutes... Là je ne réponds plus de rien.
Petit rappel de la loi :
Le médecin se doit d'apporter une information loyale claire et appropriée sur...
Il est bien dit : approprié. Dans le cas des personnes HQI, en quoi ne peut-on pas dire qu'elles ont des endotoxines dans le sang ? Une personne HQI comprend très vite, et cela ira vite (parfois, avec certains patients qui ne comprennent rien, on ne s'en sort pas à ré expliquer des choses simples et essentielles au traitement) et elles seront plus satisfaites de connaitre ce mécanisme physiopathologique (que de toute façon elles chercheront peut-être sur internet ; de plus une personne HQI qui ne comprend pas jusqu'au fond du plus petit détail va t-elle vraiment adhérer au traitement ?)
C'est de la théorie, dites-vous... Mais moi je ne parlais que de pratique et de vécu.
Il est certain que cela semble peut-être incongru, car ce n'est pas fait habituellement dans les consultations. Cela ne veut pas dire que cela ne peut pas être fait. Je suis peut-être idéaliste, mais on ne peut pas avancer si on ne propose pas avant au moins d'essayer.

Éduquer l'enfant : c'est aux parents de le faire.
Pouvez-vous préciser votre pensée ? Je ne comprends pas exactement ce que vous voulez me faire entendre.
Expliquer la maladie à l'enfant : comment le parent pourrait le faire?
Je ne crois pas qu'il soit mieux placé que le médecin !?
Peut-être ai-je utilisé le mot "éducation", et cela vous a choqué ?
En médecine, "éducation du patient" est un terme consensuel pour tous, et qui est inscrit dans les textes de loi.
Cela illustre que nous ne sommes plus à l'ère du "paternalisme", mais celle où patient et médecin partagent les décisions. D'où une éducation médicale nécessaire. Les patients n'ayant pas tous fait médecine, il est nécessaire de leur donner des mini-cours (informations loyales claires et appropriées) pour que le patient puisse participer aux décisions. Aucun rapport avec l'éducation parentale.
Peut-être savez-vous déjà tout ceci et que je suis "à côté de la plaque". Dans ce cas, excusez-moi et expliquez-moi !

Un EIP ne fait pas forcément tout en avance.
Je suis bien d'accord avec vous. Je n'ai certainement pas été assez claire dans mes écrits pour que vous me fassiez pareille remarque.
Une seule étude étaye le fait qu'il est observé une avance psychomotrice chez les enfants surdoués. C'est trop peu pour affirmer qu'il s'agit d'une preuve chez tous les surdoués. C'est simplement une observation d'une certaine population qui est en avance.
Mon propos, page 36, n'est pas : il faut que les enfants aient cette avance partout pour les diagnostiquer surdoués. Oh non !
Je voulais dire : Si vous avez dans votre cabinet un gamin qui est en avance partout, il y a de fortes chances qu'il soit surdoué. Et ça, ça ne prend pas de temps puisque cela fait partie du suivi obligatoire des enfants que de surveiller leur progression psychomotrice. Dans ce cas : Attention, personne à surveiller. Si plus tard il a des problèmes, je saurai où chercher.
De même l'enfant peut avoir quelques domaines en avance (pas tous !), et de la même façon l'attention du médecin devra être éveillée. cet enfant là est peut-être surdoué.
De la même façon qu'un enfant "en retard" donne des clés au médecin pour le comprendre, un enfant "en avance" donne des indices. Pas une preuve.

Annonce du "surdouement"
Oui, bien-sûr, c'est peu probable, vous avez raison, c'est pour cela que j'ai écrit que ce cas était rare. J'ai donné des indications au cas où cela se produirait.
D'ailleurs personne ne demande au médecin de commenter le WISC. Déjà s'il peut expliquer à la personne qu'elle a un fonctionnement neuropsychique particulier objectivé par le test de QI, ce sera déjà pas mal. Puis savoir répondre aux questions : en quoi ce fonctionnement va affecter l'enfant puis l'adulte dans sa vie de tous les jours ? Réponse : au cas pas cas.
Pour commenter le WISC : ça c'est l'affaire du psy. C'est ce que j'ai écrit, non ?


Test de QI : difficile
Oui, c'est vrai ! Nous sommes encore une fois d'accord.
C'est aussi ce que j'écris dans le corps du mémoire, mais que je ne redis pas dans ma page résumé (eh oui : concision, page aérée... On ne peut pas tout dire ! Voilà les désavantages de : faire court).
C'est un problème. Mais je pense tout de même que le test de QI est "à proposer" "souvent".

Repérage : pas pour le tout venant.
Cela... Moi je pense : le médecin n'a pas le temps, ce patient X va très bien, pas de signe d'appel = OK, je vais pas m'amuser à chercher plus loin.
Mais dans une relation sur le long terme, le médecin sera amené à mieux connaitre son patient : hypersensible, passionné, particularités neuropsychiques clairement distinctes de la majorité.
Et C'EST alors son rôle que de faire une prévention primaire, d'ailleurs c'était le sujet de mon mémoire. Les spécialistes disent tous la même chose. Médecins, enseignants, etc. Tous d'accord.
Et c'est ce que je pense aussi.
Mais, bien-sûr, si le médecin est "surbooké", pas d'urgence (je crois que j'ai aussi écrit cela dans mon mémoire ?), pas d'obligation à passer 1h pour "faire le diagnostic", etc. Sur ce point je crois que nous sommes encore une fois d'accord...

Inefficacité, théorie et pratique, etc.
Les premiers résultats de la communication du mémoire :
application par le médecin, amélioration considérable des relations avec le patient, souffrance qui s'étiole et s'amenuise.
Vous avez dit inefficacité ?
Je précise : oui c'était un médecin lambda qui n'avait auparavant aucune notion sur le sujet.
Ah, peut-être n'avez-vous pas dit "inefficacité", mais c'est ainsi que j'ai traduit vos écrits. Excusez-moi si j'ai mal interprété.

Il est encore tôt, je suis idéaliste, je suis enthousiaste, je suis passionnée. Veuillez excuser ces défauts qui font que je m'emballe pour rien.
Mais si personne ne bouge, alors rien ne bougera.
Nous avons plus de 30 ans de retard par rapport aux réflexions menées en Israël. C'est une habitude, pour la France, mais ce n'est pas une raison.
Bougeons !