Paralysie par le vide

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Kristelle
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Paralysie par le vide

Messagepar Kristelle » 01 févr. 2019, 20:19

Bonjour à tous,
Le titre du post peut sembler bizarre, et d'ailleurs mon ressenti actuel peut avoir 2 causes mais, je voulais savoir si ce que je vais vous décrire vous parle et vous rappelle des situations similaires.

Quand le stress s'accumule, ou que j'ai eu trop de stimuli (personnes, sons, pas une minute pour souffler et me retrouver en tête à tête avec moi-même, difficulté à trouver un moment de calme...), je tends à rechercher beaucoup de calme, si possible une demi ou une journée de solitude et de silence, j'en profite pour lire, étudier divers sujets passionnants (dans le calme je peux bien me concentrer et reflechir, absorber les infos, analyser et dégager ce qui peut m'être utile et me faire avancer), reflechir sur moi-meme à des fins de développement personnel, etc,,,ou alors je fais une activité créative, ça m'a ressource intensément par le fait de créer et parce que ça focalise mon esprit sur une activité où je ne réfléchis pas en profondeur ni ne pense "en boucle", ça me fait un bien fou, je ressors ressourcēe comme par une séance de meditation. Bref, quand ça se passe comme ça, c'est ideal.

Et d'autres fois, le calme et la solitude dont pourtant je pense avoir besoin à ce moment là ont un effet inverse, trop de calme, la grisaille ambiante (du ciel hivernal dehors), une vague déprime, et au contraire je me sens "happée" par ce vide, alors même que j'ai plein d'envies d'activités à portée de main, mais pas le "courage" (alors même que j'en ai tres envie), comme si c'était trop lourd de faire le pas de débuter ces activités...en même temps je crois que je me dis insconsciemment "â quoi bon?"...que je fasse tout ça ou pas aujourd'hui ne chantera ni ma vie, ni rien chez les autres ou dans le monde...je ne trouve pas la motivation (tout en ayant l'envie aussi forte que d'habitude, c'est étrange non?)...on dirait que trop de calme et de solitude à ce moment là me coupe toute volonté...et j'ai du mal à en sortir à moins d'avoir une obligation à remplir.

Vous arrive-t-il parfois d'avoir un tel ressenti?
Je me demande quelles pourraient être les causes, et comment éviter ces moments de vide et de perte de temps, je me sens comme paralysée et mal et en besoin d'agir mais sans y arriver... Une piste pourrait justement etre le fait d'être seule à ce moment là...où je n'ai personne à contacter, solliciter, pas de question profonde à soumettre à un pote, pas de nouvelle activité à planifier à cet instant,pas de problème à reflechir, analyser ou régler, pas de micro projet à débuter (même si d'autres intéressants sont en cours), bref la liberté d'esprit mais...au lieu de m'y sentir bien je ressens comme un malaise et une paralysie, et une sorte de déprime passagère.
Des idées pour expliquer ce phénomène ?
Je me sens comme celà là tout de suite, en début d'après midi j'ai eu une séance de shiatsu qui m'a permi de me relaxer (dénouer des tensions) et aider à faire taire des idées qui tournent énormément en boucle en ce moment et m'épuisant car sans solution, je raconte:en effet j'ai dû mettre fin il y a quelques semaines à un projet qui m'a énormément portée en 2018, j'y ai mis énormément d'attente, à la fois dans la réflexion et l'envie de participer, ainsi que dans la personne qui porte le projet pour qui j'avais de l'admiration et beaucoup d'attentes d'apprendre de cette personne et d'échanges privilégiés...or, tout a fini en eau de boudin, interrompu au moment où, après beaucoup de réflexion et d'analyse, j'avais juste acquis la confiance et la légitimité pour réaliser concrètement mes idées et booster le projet...Parallelement après des mois de frustration car la personne en qui j'avais placé tant d'attentes s'est révélée très peu communicante,très peu disponible et tres peu lisible:une frustration énorme...celà commençait finalement un peu à s'améliorer à la longue avec de la confiance longuement travaillèe, puis cette personne s'est révélée pascà la hauteur, lors d'un souci avec le projet, au lieu de prendre ses responsabilités il a botté en touche et m'a laissée faire fusible puis silence radio et rasage de murs vis à vis de moi. Frustrée et déçue, j'ai quitté le projet non sans un mail (fausse d'échange parlé possible) car après 2 mois, faute de pouvoir exprimer et discuter de tout ça j'etais toujours bloquée sur la colère, dans un mail j'ai donc exprimé cash à celui qui se cachait pour éviter toute discussion ce qui m'avait choquée. Bien sûr plus de nouvelles depuis, et à cause d'un échange impossible, impossible pour moi de lâcher prise et clore ce dossier, j'essaie d'oublier, j'ai imposé à cette personne de ne plus recevoir aucune info sur le projet mais...j'ai eu tant d'attente vis à vis du projet (j'allais juste m'investir 3 fois plus avec toutes les idées de réalisation concrète prêtes à être appliquées, et j'avais énormément d'attente vis à vis de la personne, qui, ayant d'autres chats à fouetter, ne s'en est même pas aperçu et de toutes façons n'accorde que très peu de temps au gens et pas vraiment d'attention en étant orienté objectif et stratégie...alors que ma préoccupation première c'est précisément les gens). Voilà, donc, pensées en boucle sans issue car même si j'y travaille, j'ai énormément de mal à accepter de passer qu'autant de motivation et d'actions productives qui allaient juste se faire reçoivent un coup d'arrêt, définitif à priori car désormais les 2 parties sont très déçues. Il y a donc d'un côté mes difficultés à accepter de ne pouvoir agir, arrêt brutal alors que j'avais tant en réserve juste pret à etre concrétisé, il y a en conséquence ce "problème sans solution"(je sais qu'il est impossible de revenir en arrière, le conflit est allé trop loin, et la personne ne donne plus de nouvelles, blessée ou indifférente et rasant les murs, mais mon esprit continue à mouliner dans le vide alors qu'il n'y a plus d'action engageable pour que quelque chose de productif ou de concret sorte de cette situation). Et puis, Parallelement ou lié, j'ai du mal à le déterminer justement, il y a ces moments de "vide" ou le moulinage s'interromp enfin, mais où certains jours la volonté fait défaut alors même que j'ai plein d'envies d'activités (solitaires, sur ces moments de calme qui sont censés me permettre de récupérer de l'énergie) pour lesquelles je n'étais plus trop disponibles lors du projet et qui m'apportent beaucoup.
Qu'en pensez-vous ?
Finalement à avoir réussi à poser le problème je vous bien des pistes qui se dessinent mais, je n'ajoute rien car je pense que vous pourrez me donnez des idées/explications possibles/pistes pour éviter ces épisodes negatifs auxquels je ne pense pas...
D'avance merci pour vos avis et suggestions. :) ah, et si ça vous rappelle un vécu j'aimerais beaucoup vous lire là-dessus..

Kristelle
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Re: Paralysie par le vide

Messagepar Mentounasc » 02 févr. 2019, 04:38

Bonjour Kristelle

Marrant ce que tu expliques, parce que moi j'ai le même ressenti (et même beaucoup plus accentué que toi) lorsque je sors d'une relation sentimentale.
Ce qui m'oblige à te dire que tu dois te poser la question suivante : "n'étais-je pas inconsciemment amoureuse de cet homme avec qui j'ai développé le projet ?"

Ton histoire d'amour, de toutes façons, elle y était : à défaut de quelqu'un, il y avait au moins ce projet qui te tenait à cœur et dans lequel tu t'es investie.
Il me semble que le chagrin causé par une telle déception est du même ordre qu'en Amour sur plusieurs points. Et cause notamment un mal qui s'appelle -je crois- "le sentiment d'inachevé".
Ce sentiment d'inachevé, quand en plus tu te sens coincé(e) à ne plus pouvoir ni rattraper ni renouer, ce sentiment donc te prend aux tripes et pousse à une inaction phénoménale (en tous cas c'est ce qui m'arrive, et tu décris quelque chose qui y ressemble). On a envie de faire un truc, et sitôt qu'on va s'y mettre on n'en a plus envie. C'est comme si ton MOI voulait frustrer tes désirs conscients pour se venger des frustrations que ton inconscient a subi. Une sorte de contrecoup, qui est peut-être typique d'un esprit HP (encore que je ne fais que le supposer).

Un jour où je m'ouvrais à ma psy de ce désagrément suite à une rupture amoureuse, elle m'a demandé si j'éprouvais de la colère d'avoir été "largué". Je n'ai pas répondu immédiatement, parce que je sentais que la réponse était sans réelle importance, et que la question avait surtout pour but de me faire réfléchir.
Et en fait la réponse était là, simple et rapide à trouver : l'omniprésence de ce sentiment d'inachevé, cette frustration intense, mais dénuée de toute colère, c'était bien les causes de mon "glandage" et de ma procrastination. La colère aurait été salutaire dans la mesure où elle m'aurait donné un coup de fouet.
Or, si je te lis bien, chez toi elle est présente. Et semble même assez vive.
Donc j'ai tendance à penser que chez toi ça ne va pas durer, et que tu t'inquiètes peut-être trop vite...
Mais nous ne sommes pas forcément pareils, et ce qui vaut pour moi ne le vaut pas forcément pour toi. N'empêche que les similitudes donnent à réfléchir...

Zébresquement
Mentou
Nihil Nisi Silentium Timet !
Friedensreich
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Re: Paralysie par le vide

Messagepar Friedensreich » 02 févr. 2019, 14:43

Coucou Kristelle :)

C'est un gros gros sujet.
En premier lieu, sache que je connais bien cette sensation, il me semble.
Pour moi, ça fait partie d'une certaine manière des "fatigues", donc j'aurais pu en écrire sur le post de ce nom.

Mmmmh...... j'essaie de trouver un ou des bouts par lesquels prendre le sujet.
C'est aussi chez moi quelque chose que je ne sais pas encore bien cerner.
Par contre, mes efforts pour éviter sa survenue semblent fonctionner.
Tiens, j'ai une question : prends-tu du café ?

Je pense avoir remarqué que j'ai + facilement ces sensations lorsque je suis en "down" de café (puisque pour moi c'est une substance de l'ordre de la drogue comme une autre).
De la même manière, ça peut survenir facilement lorsqu'on est en "down" émotionnel en général, il me semble.
Tu l'expliques bien dans ton intro' : c'est dans des moments où tu as besoin de te ressourcer parce que tu as eu trop de stimulis.
Peut-être que ces moments surviennent quand tu en as eu vraiment trop, et/ou que d'autres facteurs tels que la grisaille, les hormones, la solitude, le manque de sens, la fatigue de base, etc... en rajoutent.

Le tout, c'est de ne pas se laisser happer par ça. Il me semble que c'est toujours passager, mais que ça peut durer un peu trop longtemps si on le nourrit en "prenant conscience de la lourdeur de la situation".
Au contraire, personnellement, je "combats" ça en le prenant en compte et en faisant des choses simples mais pas apathisantes (lol ^^) (dans mon cas, jouer à des jeux vidéos, parfois regarder des trucs pas trop "éparpillant", ou discuter avec des gens... marcher dans la nature ça peut être pas mal, aussi).
Une sorte d'entre-deux "tranquillou".

Je pense que quand on se sent vide (puisque tu écris de " paralysie par le vide"), dans ce cas, c'est qu'on a été vidé... tout simplement.
Par nous-même, par les autres, par des sujets autres, ou tout ça à la fois.

Je crois que la solution c'est de focus sur des choses qui stimulent d'une manière apaisante.

Bon, voilà ma réponse globale, je vais répondre à des choses + précises sur tes écrits :
Tu écris sur ton besoin d'agir à ce moment-là, et je suppose que vu l'état que tu décris, ce "besoin" est en excès. Ce n'est donc pas un "vrai" besoin, puisque selon ma théorie, tu es dans une forme d'épuisement.
On aurait tous toujours facilement besoin de faire, de découvrir, de créer, parce que c'est trop cool, au lieu de boire, manger, dormir, se laver, faire le ménage, les courses... et pourtant, nous sommes reliés à des lois, et nous ne pouvons fonctionner qu'avec celles-ci.
Nous ne sommes pas que des êtres mentaux/spirituels ^^
Il faut apprendre à comprendre les limites, justement, et c'est à cause de ça que j'avais ouvert mon sujet "fatigue".
Parce que oui, c'est chiant et compliqué, on aurait envie de faire les fous jusqu'au bout de la nuit :transe:

De plus, tu écris que tu as une séance qui t'a permis de te relaxer, donc te remettre, d'une certaine manière, en phase avec ton état "réel profond" (c'est ma vision des choses bien sûr...). Comme si jusque-là tu étais dans le tourbillon de la vie, des choses à faire, et que ta séance t'a permis de te "poser" d'un coup. Poum.
Oui, la fatigue semble être ressortie. Comme ça arrive à tous les coups lorsqu'on essaie de se relaxer d'un coup dans un tourbillon (enfin, il me semble :-? ).
Bref, tu l'expliques bien toi-même, tu ruminais des choses épuisantes, tout en étant sous tension. Forcément, il y a une finalité à cet état.
Je ne sais pas si ça arrive d'en sortir "doucement". Je crois que oui, mais comme ça se passe justement doucement, on ne s'en rend pas forcément compte. A voir.
En tout cas, si tu en parlais à la personne qui te fait ton shiatsu, peut-être qu'elle pourrait te donner sa vision et te dire si ça lui paraît naturel ?

En tout cas, si tu es en demande d'anecdote, j'en n'ai pas précisément mais je sais que je pense avoir déjà vécu cela pas mal de fois, et que cette sensation de "déprime" arrivait justement lorsque je n'acceptais pas mon état et que je voulais quand même "tirer sur la corde" en essayant de trouver une solution. J'ai même carrément pu aller jusqu'au désespoir, puisque je trouvais pas d'issue.

Ah oui, y'a un autre truc aussi qui peut ressembler et qu'on peut avoir du mal à définir : l'hypoglycémie, des fois, ça fait un peu ça, et d'ailleurs elle commence à poindre chez moi, là :D
Mais bon, je pense pas que c'était ton cas ^^

J'espère que ç'aura pu t'aiguiller un peu :)
Friedensreich
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Re: Paralysie par le vide

Messagepar Friedensreich » 02 févr. 2019, 14:48

Je viens à peine de poster, et le comm' de Mentou' n'a été accepté qu'après, donc, je réponds :

Oui ! C'est un aspect "+ en détail" très intéressant qui, je trouve, complèterais pas mal ce que j'ai écrit.
Bien sûr, on ne peut pas savoir si ça colle avec ce que Kristelle ressent, mais ça me paraît vachement cohérent.
Et même pour moi, je trouve ça intéressant :)

Merci Mentou' ! :)
Kristelle
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Re: Paralysie par le vide

Messagepar Kristelle » 02 févr. 2019, 20:14

Bonsoir,
Merci à tous les 2 Mentou et Frieden d'avoir répondu présents(je pensais bien que vous le feriez,et l'attention et la réflexion bienveillante que vous apportez en réponse m'apaisent et me font du bien...je reconnais bien là le côté HP), et vite en plus, celà me soulage et comme attendu m'aide à mieux cerner ce qui se passe en moi...et qui n'est pas si compliqué mais sous l'effet des ressentis parfois envahissants on a plus de mal à avoir du recul sur sa propre situation.

Mentou, tu pointes effectivement plusieurs points qui m'éclairent sur mon état d'esprit et état actuel.
D'abord, immédiatement tu as touché du doigt un élément que je ne voulais pas forcement reconnaitre, et qui a pu si besoin était augmenter et diversifier encore mes attentes...mais je n'en dirai pas plus là-dessus, à part qu'il n'était pas question d'aller dans cette direction là.
Pour mes autres attentes, dans le projet lui-même qui était une belle opportunité pour moi de combler un besoin (latent et qui durait depuis des années, sans que j'y trouve de solution durable et satisfaisante) de m'investir, agir, créer des solutions, développer quelque chose;réussir à construire quelque chose de gratifiant qui me redonne confiance et estime de moi; progresser à titre personnel en apprenant des savoirs-faire, des savoir-être au contact de quelqu'un qui maîtrise et assume un rôle de type entrepreunarial qui m'attire depuis longtemps sans que je sache comment avoir le cran et les techniques pour approcher ce type de démarche. Bref, il y avait moyen de combler, en se débrouillant bien, beaucoup de besoins restés latents (faite de trouver comment les combler)depuis des années.
Tu as mis un mot sur ce "sentiment d'inachevé", en effet, c'est ça, et en me relisant je sens bien que j'exprime un manque de quelque chose: tout ce qui n'a pu être accompli et qui selon moi aurait dû être, j'en étais si intimement convaincu (de cette concrétisation nécessaire et prochaine de mes idées et attentes) que l'arrêt net a engendré de la déception...et beaucoup,beaucoup de colère aussi, qui faute de s'apaiser dans une communication avec le responsable de ce projet afin de me reconfigurer et me faire une raison, est restée intacte et dévorante durant près de 2 mois...je n'ai pu m'epancher et consulter que très peu de personnes là-dessus, c'est pourquoi j'ai eu autant de mal à libérer cette colère...finalement celà s'est fait via un mail où j'explique cash à la personne concernée tout ce qui m'a déçue (sans réponse, ce qui ne me surprend pas de ce personnage, c'était attendu. Mais j'ai pu lui "dire" les choses indirectement, ma colère est retombée. Ensuite, raconter mon histoire, à quelques personnes, et aussi à vous ici, me permet peu à peu, parce que vous m'en renvoyez une, même plusieurs visions différentes de celle sur laquelle ma colère et ma frustration étaient bloquées, me permet de remettre tout ça en perspective, de voir les choses d'une façon moins émotionnelle et moins personnelle...me montrant une situation vécue avec beaucoup, trop d'intensité (l'hypersensibilité et mes attentes peut-être disproportionnées finalement), comme une situation disons un peu plus neutre. Celà m'aide à poursuivre le processus d'éloignement pour digérer enfin tout çelà, et je l'espère (j'y travaille mais rien n'est gagné, je cherche des pistes pour me réinvestir sur un plan associatif, de préférence dans quelque chose en lien avec le HP, l'hypersensibilité,...) trouver à m'investir ailleurs...sachant que la prochaine fois sera différente...car d'une manière ou d'une autre j'ai trop investi d'attentes (au pluriel, probablement Mentou, consciemment ou non) sur la personne...c'est lié à une hyperfocalisation de ma part à ce moment là sur le HP, associée à un comportement manipulatoire conscient et inconscient de cette personne (limite pervers narcissique par les attentes qu'il fait naître et une forme d'addiction par une communication biaisée, tantôt surabondance et de propagande sur son projet, mais laissant toujours les gens sur leur faim sur les echanges plus personnels...cet aspect addictif m'a été confirmé par un autre intervenant du projet, qui l'a remarqué et ressenti aussi).

Frieden, merci à toi aussi qui réponds avec justesse également sur mon manque de volonté d'agir alors même que l'envie de pleins d'activités que j'aime et qui me permettent de progresser à titre personnel est bien là: tu as raison, ça se produit aux phases down, pas de sucre(en effet je surveille les risques d'hypoglycémie qui jouent nettement sur le moral etc...de même que les autres facteurs que tu cites; je n'aime pas le café mais au travail par exemple je bois régulièrement du thé dans la journée pour compenser)...tu as raison, je me suis résolue à me reposer alors que je me sentais détendue et en firme après le shiatsu...et j'ai dormi, fait peu de chose etc...et j'ai constaté qu'en effet j'étais épuisée sans en avoir l'impression...je pense que mouliner en boucle ce problème sans solution (=ne pas accepter la fin de ce projet alors que j'allais tant réaliser dans ce cadre là qui matchait tant à des besoins cruciaux, ne pas lâcher prise sur mes attentes alors que c'est trop tard, comme si je pouvais en le voulant fortement revenir en arrière alors que c'est trop tard), mouliner sans grain â moudre (=sans solution à trouver à cette situation totalement bloquée), des heures et jours durant, m'a épuisée. La séance de shiatsu (et l'épuisement aussi) m'ont fait enfin lâcher prise, d'ou mon impression d'être relaxée et plus en forme quand j'étais en réalité soulagée (et relaxée aussi ça c'est vrai et ça perdure d'ailleurs)car de fait plus en mesure de "mouliner dans le vide".
Finalement tout celà n'est pas si compliqué...une fois que vous m'ayez pointé les choses avec justesse, ce qui m'a éclairé et me permet de continuer à prendre du recul...jusqu'à que je n'y pense plus, ou pas plus qu'à toute autre situation passée désormais "neutre" mais d'où je tire de l'expérience utile pour La suite.
Merci encore pour vos idées et analyses qui se complètent...je vais pouvoir bientôt passer à autre chose après ce projet (merci Mentou pour ton optimisme, tu as l'air de penser que ça ne devrait plus perdurer maintenant...je l'espère aussi et vais m'y employer!).
Merci (à charge de revanche j'espère, si je peux moi aussi me rendre utile,dans l'écoute et la bienveillance)et bonnes soirée à tous les deux. :hello:

Kristelle :fleur: