Mon rapport au travail.

Votre rapport au travail, vos difficultés, vos projets, vos envies...
marion
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Mon rapport au travail.

Messagepar marion » 30 juin 2016, 12:10

Aaaahhhh le monde du travail ! Si vous avez lu ma présentation, vous avez pu voir que trouver ma voie professionnelle est une aventure compliquée… :calimero:

Je suis loin d'être fainéante, quand je m'y met, je ne fais pas semblant ! Mais voilà, je m'ennuie vite… Une fois fait le tour du concept, ma motivation s'envole et là, je n'ai plus qu'une envie, m'enfermer dans ma grotte.
Je n'ai pas besoin de devenir une experte pour m'ennuyer, il suffit que j'ai cerné les grandes lignes et hop, c'est fini, l'envie repart comme elle est venue !
Ayant de moins en moins d'attrait pour l'Homme, ce n'est pas le besoin de contacts sociaux qui me forcera à y aller…

J'en ai conclu que la meilleure façon de me donner envie de travailler est de le faire à mon compte ! Comme ça, le patron c'est moi, si il y a une bêtise de faite, c'est moi, et je peux essayer de faire cela à mon rythme.

Je pense en effet avoir trouvé une piste avec les animaux, ils ne sont pas oppressant, ne jugent pas, et au moins avec eux, il y a tjs une raison à leur comportement ! D'ailleurs, si ma chienne est asociale, c'est probablement parce que je le suis moi même !

Mais j'ai peur, peur qu'une fois le défi relevé, je ne me désintéresse et que tout recommence…
Il y a énormément de domaines qui m'intéressent, mais j'ai besoin de pouvoir les appliquer au quotidien pour faire l'effort de concentration nécessaire à leur réel apprentissage. C'est pourquoi je me dirige petit à petit vers cette autonomie qui me permettra de diversifier les domaines de compétences, et de leur trouver une utilité.

J'ai appris que le meilleur moyen d'être « libre » est d'être débrouillard et prévoyant ! Un peu « survivaliste » pour ne pas avoir peur de perdre les avantages matériels.( qu'est ce qu'il y a comme gens paralysés par cette peur, et quel merveilleux moyen de contenir le peuple!)
Stock de bouffe à la maison « au cas où », quelques notions techniques du genre : faire du feu, construire un abri, se nourrir grâce à dame nature (il y a encore du boulot;) ), savoir coudre, construire des objets… Ça nous fait des vacances « bushcraft » pas chères !!!

Et encore une fois j'ai peur, peur que mes choix « originaux » ne desservent ma fille qui devrait avoir le choix elle aussi, celui de vivre dans cette société que je ne comprend pas.

« Tu te prend trop la tête ! »
Je ne vais essayer de ne pas trop digresser !

Ma famille est dans l'incompréhension face à cette « instabilité ». Et moi, entre la souffrance de ne pas être capable de faire comme tous le monde et la satisfaction d'essayer de m'être fidèle, malgré le combat que cela représente !

Comme j'aimerai vivre dans un monde où l'on n'a pas à rendre de comptes constamment, où l'argent ne régit pas tout, et où l'on n'a pas à rentrer dans des « cases » ! LIBERTE, liberté chérie !

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui ! Je n'attend pas de réponses alors, ne vous sentez pas obligés d'en donner;) Je prend du plaisir à écrire et ça m'aide à mettre les choses au clair dans ma tête !

Prenez soin de vous! :foryou:
sbeut64
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Re: Mon rapport au travail.

Messagepar sbeut64 » 10 juil. 2016, 13:22

salut Marion.
je sais on n'était pas obliger de te répondre mais comme toi , un profond ennui quand j'ai compris les concepts .
pour me motiver pour ma part plus je bosse ,plus j'ai envie.. et l'inverse aussi.

je sais que beaucoup de surefficients sont a leur compte.. pas d'heures et pas de comptes a rendre ,sauf au client .
mais encore faut trouver sa voie, ou l'argent et les horaires permet de faire vivre sa famille ( marié et 2 enfants ).

moi qui bosse pour une grosse multinationale ,ou il faut rendre des comptes constamment ,et surtout aucune initiative meme si souvent pertinente...
mais malheureusement salaire et avantage très attractif.

actuellement je ronge mon frein ,et j'attend normalement une éventuelle reprise d'etude
bon dimanche a tous
sbeut64
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Re: Mon rapport au travail.

Messagepar sbeut64 » 23 juil. 2016, 10:26

de retour parmi vous.. oui il y a encore un peu de monde sur le forum pendant l'été.
alors pour ma part, travaillant dans un grand groupe (safran), ils commencent enfin a s'intéresser aux haut potentiels.
enfin ils commencent a me comprendre ( mes différents RH), mais que c'est dur..

j'ai eu mon compte rendu de harcèlement moral dont j'ai été victime , harcèlement reconnu mais sans coupable...!!!
ma RH op a encore du mal mais elle commence a saisir notre personnalité, commune a beaucoup de HP.

meme le médecin du travail (il y a un service medical avec 2 médecins et 4 infirmiers) qui n'avait jamais rencontré des profils atypique ,ma demandé s'il pouvait discuter avec ma Psycologue qui me suis, et si je pouvais lui donné une copie de mon wais.
car enfin il prend conscience que cela excite et ca l'intrigue.

mais ca reste un sujet qui derange limite tabou, ou je dois surtout pas en parler a certaines personnes (que je comprend).
pourtant j'en parle a certaines qui sont au dessus de moi, pour les prévenir qu'ils y a des profils qui réfléchissent. surtout qu'eux généralement décident pour les autres.

finalement vaut peu être mieux bosser dans une petite structure , pour être plus autonome...
bonne vacance a tous ,et a la rentrée ou j'espère le forum sera plus fréquenté
Lyre
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Re: Mon rapport au travail.

Messagepar Lyre » 21 août 2017, 02:28

Salut Marion,

La place du travail est devenu quelque chose d'essentiel pour moi-aussi. Je ne supporte plus le fatalisme ambiant sur ce thème, et mes deux enfants se font forts de me motiver quant aux perspectives d'avenir. Cette épée de Damoclès : "travail ou tu n'es rien"... Quelle genre de société réduit l'être à ce rang ?!

Je me "prends trop la tête" sur le sujet, soi-disant. Pourtant, je me sens moi aussi parfaitement cohérent, motivé par des faisceaux d'éléments, de pensées, accumulés en moi depuis l'enfance.

J'essuie aussi de nombreux sauts passionnels, passant d'une émotion à une autre, ne sachant pas comment focaliser mon énergie, mes actions. Seuls mes proches font sens, le "reste" ressemblant soit à des "friandises" (i.e. des personnes ou des centres d'intérêts passionnant(e)s), soit à des nuées de moustiques bien dérangeantes. Je suis navré de ressentir cela, mais je suis souvent repoussé, moi-aussi, dans ma grotte.

Je suis pourtant toujours en empathie, "entrant" dans la tête de ceux qui me côtoient, rarement fixé sur moi, sauf à m'auto-analyser... Je suis créatif, mais comment mettre en œuvre mes compétences, qualités... et défauts (manque d'estime de moi, difficultés à me mettre en projet, débordé d'idées...) pour m'accomplir en société ? Je suis enseignant, il y a plein d'idées et d'envies qui me poussent ou m'interpellent... Mais je ne gère pas le temps, et on me dit que je ne suis pas fait pour les travaux trop "cadrés". Je suis d'accord, mais les odieux "prêts" (que le temps et les banques font enfler de génération en génération) et mes enfants m'interdisent de la jouer "casse-cou" ! Comme toi, j'ai le sentiment qu'il faut avoir l'esprit "survivaliste" pour s'en sortir !

C'est sans doute confus, et je dois essayer de trouver l'envie d'aller me coucher (i.e. quitter ce PC et la nuit, mes grottes à moi...). A bientôt et bon courage, je m'arrête là pour l'instant.
"La chance sourit aux esprits préparés." %%- :papy: :ympray: :calimero:
Louis Pasteur

(%)
flint
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Re: Mon rapport au travail.

Messagepar flint » 29 août 2017, 19:42

Salut Marion, je viens de lire ta présentation, tu m'as fait bien rire :-)
Ne le prends pas mal s'il te plaît, je me retrouve pas mal dans ce que tu dits ;-)

Je m'y suis totalement retrouvé sur ce post aussi... tu décris tellement bien ce que j'ai toujours vécu...

et je peux te dire que j'ai poursuivi cet idéal de liberté pendant un certain temps, et j'ai testé mes limites en termes de confort... je me suis vite rendue compte que minimum nécessaire passe par l'argent, et qu'il faut l'accepter et essayer de trouver une façon de vivre avec!

J'ai trouvé géniale ton idée de faire de la communication intuitive avec les animaux, tu m'as donnée envie d'investiguer...

Moi aussi, j'ai pensé à l'éducation canine... j'ai même suivi une formation de maître chien de recherche et sauvetage... j'ai appris ce qu'il me fallait, et j'ai décidé d'essayer quelque chose d'autre... comme toi j'ai bien compris que je ne pourrais pas "éduquer" le maîtres.

J'aurais encore bien aimé trouver une façon de travailler avec les chiens, me permettant de vivre et de m'épanouir... le rêve quoi!

Si t'as des idées, n'hesites pas, je suis partante pour en discuter :-)

Prends soin de toi aussi :-)

:lh:

PS - Cela pourrait éventuellement t'intéresser... c'est un projet de recherche en dépistage de cancer avec des chiens bergers malinois. Apparemment ils sont bien plus fiables que les machines ;-)

http://www.kdog.fr
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Re: Mon rapport au travail.

Messagepar flint » 29 août 2017, 20:04

C'est encore moi Marion, j'ai oublié quelque chose...

Je n'ai pas d'enfants, Flint est mon "enfant" de coeur, mais je suis convaincue que ta fille sera toujours bien tant qu'elle sera avec toi, quelques soient tes choix "originaux". Elle aura toujours l'opportunité et le choix de vivre comme elle souhaitera plus tard... et je pense que tant que tu reste honnête avec elle, et que tu lui expliques tes choix, elle te suivra volontiers...

De mon coté, j'ai pas mal voyagé et cherché, j'ai testé un tas de choses... j'ai fini par conclure que je ne pourrais pas m'échapper à cette société dans laquelle on vie, à moins de joindre un groupe en autarcie (il n'existent pas beaucoup que soient 100% "libres"), ou de devenir ermite. Autrement il faudra essayer de trouver une place dans cette société, en commençant par l'accepter comme elle est car on ne pourra pas la changer aussi vite qu'on aimerait. Je cherche encore cette place...

Je ne souhaite pas te décourager, au contraire! Tu devras essayer ce qui te semble bien, ce qui te donne envie... je voulais juste te dire que je te comprends trop bien donc n'hesites pas à partager tes questions ou tes projets.

Plein de courage et de réussites :D

Et à bientôt peut-être!
Rita

:lh:
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Re: Mon rapport au travail.

Messagepar marion » 31 mai 2021, 16:11

Bonjour à tous,
La suite de mes péripéties !
J’écris ce sujet car je suis assez seule et que j’ai besoin d’extérioriser tout ce que je vis en ce moment.
Je suis mentalement épuisée… Alors à vous qui avez le courage de vous lancer dans cette lecture, merci et bon courage, je vais finir par écrire un roman ! ;))
J’ai enchainé les petits boulots dans la restauration et l’aide à domicile pendant environ 15 ans, il m’était très difficile de travailler sur de longues durées, psychologiquement ça me détruisait. Avec le recul, je pense avoir fait une bonne grosse dépression sur plusieurs années… Le domaine canin a échoué avant même de commencer.
J’ai, au cours de l’année 2019, entamé un processus de reconversion professionnelle. J’ai suivi une formation de technicienne gros électroménager. Cette démarche m’a éloigné de mon mal-être quelques temps, je me sentais renaitre en engrangeant toutes ces nouvelles connaissances. Me voilà donc lancée à plein régime ! Et si je passais l’attestation 125 ? J’ai toujours rêvé de parcourir les routes sur ma bécane, envahie d’une impression de liberté !
Mais la vie n’allait pas me simplifier la tâche. En milieu d’année, j’ai commencé à avoir une douleur dans la jambe, mmmh la petite sciatique ! Je suis allée au bout de cet apprentissage en serrant les dents. Beaucoup de voiture, de port de charge, de positions à éviter avec ces douleurs, mais bon, je m’accroche et obtiens mon diplôme en octobre 2020. Félicitations du jury, major de promotion, ça valait le coup de s’acharner !
Une fois le saint graal obtenu, je prends le temps de m’occuper de ma santé et les médecins découvrent une hernie discale. Bon, voyons le positif, elle était opérable ! L’opération est donc programmée et je passe quelques jours à l’hôpital. Tout se passe bien, le chirurgien parvient même à ne pas détruire mon tatouage, mon tigre est un tigre balafré maintenant ;)
J’élève ma fille seule et ai dû compter sur mes parents pour s’occuper d’elle et de ma chienne jusqu’à ce que je puisse rentrer chez nous. J’ai du mal à demander de l’aide et mes parents et moi voyons le monde de façon très différente, alors pas facile pour moi. Je me suis sentie envahie et reconnaissante à la fois. Etrange mélange d’émotions…
Se remettre de cette opération met un peu de temps, je dois remarcher doucement, faire attention à mes postures au quotidien et ne peut pas conduire avant 6 semaines alors que j’habite à la campagne… Me voilà dépendante durant cette période, moi qui suis tant attachée à mon indépendance… Mais mes voisins et ma famille ont été présents et je leur en suis vraiment reconnaissante.
3 mois plus tard, je peux enfin retravailler, je cherche donc un emploi dans le petit électroménager pour ne pas rouler 7 heures par jour et éviter le port de charge et trouve un poste en intérim dans une grande entreprise. Je travaille deux mois et…Bonjour covid-19, confinement etc…
Ça faisait des années que je n’avais pas eu de vacances en même temps que ma fille, ce fut un mal pour un bien. Nous avons bien vécu ce premier confinement. Une fois déconfiné, je reprends mes petits contrats en intérim. Je reçois alors une offre pour un CDI dans une entreprise qui correspond à mes valeurs et choisis de me lancer, un CDI, enfin un peu de stabilité… Oui mais non. Je ne conviens pas à l’entreprise, trop lente, pas assez d’expérience et mon chef ne m’apprécie pas… Je ne dépasserai pas la période d’essai. Dans ma malchance j’ai tout de même de la chance, je peux reprendre mes missions d’intérim !
Au milieu de tout cela je gère mon ado qui commence à faire n’importe quoi, elle se sent mal, l’adolescence est une période compliquée et je découvre qu’elle a commencé à se scarifier. Je me sens impuissante, je ne sais pas comment l’aider. Nous trouvons finalement une aide à la maison des adolescents et heureusement cette phase ne dure pas. Nous discutons beaucoup toutes les deux, le lien ne se rompt pas, ouf ! Quelques semaines plus tard un de mes anciens formateurs avec qui je m’entend bien (ce qui n’est pas gagné avec moi) m’offre un poste idéal mais qui nécessite un déménagement. Après en avoir discuté avec ma fille, je décide de refuser son offre, ma fille a besoin de stabilité en ce moment et elle est ma priorité !
Mars 2021, l’entreprise reçoit de moins en moins de produits à réparer et se sépare progressivement des intérimaires. Me voilà sans emploi, avec plusieurs loyers impayés… Je dois demander de l’aide à une assistante sociale, encore…
21 mai, ma chienne débarque dans ma chambre avec un air apeuré, j’entends des bruits bizarres dans la chambre de ma fille, je l’appelle… Pas de réponse. Je monte la voir et la découvre en train de convulser avec une grosse bosse sur le front ! Mon cœur se serre, mais pas le temps de réfléchir, je suis en pilote automatique. Je la mets en PLS puis appelle les secours. Je n’ai jamais eu aussi peur de ma vie ! Heureusement que j’étais à la maison.
Nous avons passé la journée aux urgences. Elle a une épilepsie myoclonique juvénile. Et un gros œil au beurre noir ! Elle est sous traitement, les crises devraient se calmer et, si le diagnostic est bon, elle peut en être libérée vers la vingtaine. Elle qui attendait impatiemment ses 16 ans pour passer son permis 125, c’est reporté. Elle doit digérer ces nouvelles pas facile tout ça…
Je suis épuisée, j’ai l’impression que chaque pas en avant me vaut une claque en pleine figure. Je sais que cette phase ne va pas durer et que je vais remonter la pente comme toujours, je n’ai pas vraiment le choix de toute façon… Je vois bien également en écrivant ce texte que pour chaque coup dur il y a du bon mais ce n’est pas facile pour autant…
Il fallait que j’exprime tout ça, auprès de ma famille, je ne peux pas, des amis je n’en ai pas beaucoup et ils ont encore plus de mal que moi à gérer leur vie. Alors merci pour cet espace où je peux exprimer mes faiblesses et ma fatigue de me battre sans arrêt. Prenez tous bien soin de vous et de ceux que vous aimez.