WAIS-IV - Suis-je un imposteur ?

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Birigarro
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Re: WAIS-IV - Suis-je un imposteur ?

Messagepar Birigarro » 09 janv. 2019, 18:10

Rahhh, saleté de correcteur orthographique. Il faut lire test CATELL maxi 190 et test Weishler maxi 160. On peut passer d'une échelle a l'autre CF "tribulations d'un petit zèbre"
Mentounasc
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Re: WAIS-IV - Suis-je un imposteur ?

Messagepar Mentounasc » 10 janv. 2019, 15:56

Cher Biri

ta réponse à mon message m'a amené à une nouvelle réflexion (ça n'étonnera personne… lol…)

Commençons par le moins important : la nature des tests passés.
Là j'avoue mon ignorance, je ne saurai dire quels tests m'ont été proposés, mais bon, tu sembles savoir de quoi tu parles, donc confiance.
Un point de détail peut-être : lorsque j'ai été reçu à Paris la seconde fois, le rendez-vous m'a mobilisé une matinée entière. Parce qu'avant d'être reçu par la psy (enfin, je suppose que c'en était une), j'ai dû passer deux autres tests, un écrit d'environ une heure, et un autre assez court, oral, dans mon souvenir ça a dû durer une vingtaine ou trentaine de minutes, avec un feu roulant de questions. Certaines fermées (répondre blanc ou noir, oui ou non etc) et d'autres ouvertes (quels adjectifs associez vous à cette phrase, quels nombres vous semblent répondre à cette définition….). Donc si ça te donne une indication supplémentaire, je suis intéressé (mais sans plus) par ce que tu peux en dire.

Passons au reste

1) corrélation des tests antérieurs
Me lancer là dedans ne m'intéresse guère. Comme je l'ai indiqué, j'ai une certaine défiance envers les tests et ceux qui s'en servent. J'ai bien écrit défiance, et non méfiance.
Bref, si je leur reconnais le mérite de pouvoir aider à poser un diagnostic de douance (relativement à l'ensemble des données qu'on possède à un moment donné sur la population), je reste persuadé que passé un certain seuil qu'on ne peut pas strictement définir ils finissent par ne plus rien exprimer.
Je vais prendre un exemple précis.
Il y a un artiste que j'admire beaucoup, c'est Salvador Dali. Je n'ai jamais réussi à savoir s'il avait passé des tests de QI (d'ailleurs je n'ai pas cherché l'info), mais je suis persuadé qu'il crevait "plusieurs plafonds" d'intelligence(s) et d'émotion. C'était pour moi un génie au même titre qu'Einstein. Si l'un pouvait imaginer des abstractions telle que l'espace temps et l'autre percevoir dans les couleurs ce qui ne nous est pas accessible, ils avaient tout comme chacun de nous un lot de problèmes (Einstein avec son inconstance sexuelle et sentimentale, Dali avec le surdimensionnement de son ego). Mais bref, ce que je veux montrer en exposant ces faits, c'est que si des tests de QI comparables leur étaient appliqués, ils contribueraient certes à expliquer A POSTERIORI leurs personnalités, mais en aucune façon ils ne permettraient si on les leur faisait passer jeunes de préfigurer (donc A PRIORI) ce qu'ils allaient devenir. Quand on y réfléchit c'est évident, puisqu'on ne peut prédire l'avenir, mais je crois qu'on a trop tendance à l'oublier.
Le fait d'avoir une grosse capacité à appréhender des abstractions n'est pas forcément le signe qu'on est fait pour une carrière d'astrophysicien.
Nos goûts, nos envies, nos désirs profonds les plus intimes concourrent aussi à ce que nous devenons ou voulons devenir. Et à ce simple titre, un test, aussi sérieux fût-il, ne doit servir qu'à éclairer, rien d'autre !

2)Tu as raison en ce qui concerne la "compétition".
Et malheureusement, ça illustre parfaitement la défiance que j'ai.
Il est fort probable (je n'en sais rien, je ne fais qu'imaginer) que la mise au point du 1er test de mesure de QI ait été motivée par un désir louable d'aide. Tout comme il est fort probable qu'ensuite différents requins se soient emparés de la chose pour la dévier de ses objectifs initiaux.
Ce comportement humain ne concerne pas que les tests de Qi, il concerne hélas tous les sujets, y compris les religions et certains courants philosophiques. Ca nous le savons tous, et il se peut que ça explique aussi en partie l'idéalisme élevé de certains humains. (HP et NP).

3) Conséquemment…
je trouve qu'il est sain qu'il y ait des attitudes et des perceptions variées face à ce sujet. La contradiction est le meilleur moyen d'arriver à la compréhension, si l'ouverture d'esprit est là.
Faisons confiance à ceux qui nous lisent pour continuer sur cette lancée. tu ne crois pas ?


Mentou
(qui a décidé d'avoir aujourd'hui le QI d'un rat des villes en quête de liberté…)
Friedensreich
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Re: WAIS-IV - Suis-je un imposteur ?

Messagepar Friedensreich » 16 janv. 2019, 15:53

Coucou Biri',

Je ne suis pas sûr de bien comprendre... faisais-tu allusion à ce que j'ai pu raconter (ou en partie ?) quand tu as écrit : "Les test dont on parle sont une méthode scientifique d'évaluation de l'intelligence. Donc comme tout ce qui est scientifique valable tant qu'on a pas trouvé mieux ou prouvé le contraire de façon scientifique.
Les interprétations que l'on en fait doivent être scientifiques et la premier problème ... sur le net, les interprétations sont rarement scientifiques" ?

Si tel est le cas, il me paraît naturel de ne pas interpréter scientifiquement un test qui est fait à partir de données influencées par le subjectif. Le subjectif passe par du "objectif autant que possible" pour revenir à du subjectif, puisque le subjectif est le moteur de notre vie.
Non ?

Je pense que le nerf de la guerre se situe dans le fait de discipliner son subjectif. Il est important d'éviter d'extrapoler sans fondements, comme dans tout.
En somme, vouloir renier le subjectif, je ne vois pas où ça mène, à vrai dire.

Qu'est-ce qui te gêne, concrètement ?
Je veux pas parler pour Mentou', alors j'écrirais simplement qu'en ce qui me concerne, je n'ai jamais eu l'intention de renier le test de QI.
J'essayais simplement d'étayer avec mes piètres moyens qu'il est subjectif et qu'il ne faut pas l'oublier, pour justement essayer d'avoir du recul dessus pour être "autant objectif que possible", au final.
C'est ce que j'expliquais que j'estime avoir fait quand j'ai pu constater les mécanismes de mon cerveau par mon vécu.
J'ai été "objectif" sur les constats que j'ai pu faire de mes sensations décortiquées mises en perspective avec le reste de mes expériences et données.
Evidemment, on n'a pas encore les moyens scientifiques de prouver que ce que je raconte est objectif, ça j'en ai conscience (et j'ai pas non plus compiler toute ma vie... pas encore ! ^.^).
Libre à chacun de considérer "comme vrai jusqu'à preuve du contraire" ce que les uns et les autres peuvent raconter, si tant est que ça paraisse cohérent.
Non ?

Je voulais aussi ajouter des précisions à ce que j'avais écrit : finalement, je ne suis plus sûr que l'exercice ait été de répéter une suite de chiffres à laquelle on ajoutait un chiffre à chaque fois. Peut-être qu'on m'en donnait une nouvelle, qui s'allongeait à chaque fois un peu +, en fait.
Quoi qu'il en soit, ça n'enlève pas la sensation de "trop facile" que j'ai, quand je compare à certains exercices que l'on peut faire passer à l'heure actuelle.
J'ai l'impression que mes exercices n'étaient pas très poussés... je n'ai pas encore été creuser le type de test que ç'a pu être.
De plus, je voulais aussi préciser que cette sensation "d'entre-deux-eaux" était aussi liée au fait qu'avec mon résultat corrélé à mon vécu, j'ai la sensation de ne pas avoir un quotient intellectuel, voire un potentiel, qui soit extrêmement haut, comme certains.
Je n'ai pas assez appuyé ce point.
Je trouve qu'il était intéressant de le mettre en perspective avec ce que j'ai écrit sur l'E, aussi, puisque c'est peut-être en partie à cause d'une forte sensation d'E que j'ai un potentiel "entre-deux-eaux".
Concrètement, je n'ai pas l'impression d'avoir une mémorisation incroyable, une rapidité de traitement folle, une logique imbattable. Bien au contraire. Ma volonté de toujours "faire mieux" et "comprendre" m'a montré à maintes reprises qu'il y a bien mieux que moi à tous ces niveaux.
Mon "intelligence" tient en bonne partie au fait que j'ai structuré mes pensées avec une certaine discipline dès le départ, ce qui permet une meilleure organisation et assimilation... mais ça reste pas folichon.
Je suis loin d'être excellent au par coeur. Parfois faut m'expliquer longuement une logique avant qu'on m'apporte l'élément qui fera que je comprendrais. Parfois même, et pas si rarement, je n'ai simplement pas compris sur le coup et, finalement à la relecture, je m'aperçois que mon cerveau avait simplement "bugué", car la logique me paraît au final claire. De même, ma rapidité peut être largement remise en question, selon le sujet et les circonstances.