WAIS-IV - Suis-je un imposteur ?

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Birigarro
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Re: WAIS-IV - Suis-je un imposteur ?

Messagepar Birigarro » 10 mai 2019, 22:43

Hello Jenny,

Intelligence olfactive ? QI olfactif ? Quesaco ?
Tu es tombé au bon endroit pour développer les belles hypothèse qui semblent se cacher derrière ce joli texte.
Je suis impatient de te lire mon ami(e).
A très vite j'espère.
Philae63
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Re: WAIS-IV - Suis-je un imposteur ?

Messagepar Philae63 » 12 mai 2019, 18:47

Bonjour à tous,

Je viens juste de m’inscrire ici, après avoir passé le test WAIS IV.
Je m’interroge moi aussi sur la fiabilité de mes résultats. En effet, j’obtiens un QIT de 136, et un IAG de 139, alors que j’ai obtenu les résultats suivants aux indices :
ICV 145
IRP 122
IMT 120
IVT 123.
Pour résumer, l’indice qui me fait passer la barre des 130, c’est l’ICV qui est quand même pas mal lié aux « connaissances » et non à un quelconque fonctionnement cérébral particulier...
Du coup j’ai l’impression que je suis censée être zèbre au vu des chiffres mais que logiquement, je ne le suis pas.
Qu’en pensez-vous ?
Je vous remercie de m’avoir lu. Bonne soirée !
Birigarro
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Re: WAIS-IV - Suis-je un imposteur ?

Messagepar Birigarro » 12 mai 2019, 21:33

Bonsoir Philae,

Je ne suis pas psy. je pense tout de même que tu doives faire confiance à la personne qui t'a fait passer ce test. Si elle te dis 136, alors c'est 136. Tu as certainement du échanger à l'oral avec cette personne ? Elle a cerné ta personnalité.
Ce que j'ai traduit (diverses lectures) et ce dont je me souviens (passation du test), me font dire que certes l'ICV est lié à ta culture, pourtant il mesure surtout tes capacités d'abstraction, de compréhension, d'analyse et de compréhension du monde. Ta culture c'est l'outil, ton chiffre c'est ce que toi tu es capable de faire avec cet outil.

L'IAG fourni un chiffre qui permet de ne conserver que la cognition pure (sans la vitesse d'exécution). J'ai résumé pour mieux comprendre, tu dois y avoir associé aussi un percentile je crois. De plus le calcul est complexe, seul un professionnel sait faire, tu peux en avoir un aperçu si tu regarde les percentiles pour chaque indice.

Ce qui peut répondre à un "qi olfactif", prenons un singe qui a autour de lui tous les outils que la nature lui a mis à disposition, il est évident qu'un humain, a culture égale, sera plus efficace à l'usage de ces outils. Peut-être pas de tous mais sur la somme des utilisations oui !

Le chiffre fatidique de 130 n'est qu'une convention car il faut mettre une limite. les capacité humaines à utiliser et assembler les outils mis à dispositions sont continues dans la population. Le chiffre n'est qu'une moyenne de tes capacités mesurées par rapport aux autres personnes de ta tranche d'âge. Si tu raisonne en percentile, c'est plus simple ( 1,2 % peut-être). Ce qui veut dire que dans certains domaines des gens ayant un QI plus faible peuvent être nettement plus efficaces que toi. C'est sur l'ensemble de tes capacités que c'est déterminé. Rien n'est parfait.
Par contre de ce que j'ai saisi, ce site est dédié aux personnes qui se posent beaucoup (trop) de questions ou qui jouent à penser écrire ( qui ont le cerveau qui bouillonne).
Tu devrais faire confiance à la personne à qui tu as donné ton argent pour ce test, car ton cas s'appelle hétérogène et il est très courant.
J'espère t'avoir rassurée.
Bienvenue.

PS: _ Ah et aussi avec ces chiffre supérieurs à 130 ou très proche de 130, il y a des gens (beaucoup apparemment) qui vivent très bien avec, d'autre qui ce questionnent à cause des chiffres ou qui se questionnent avant et finissent par trouver les chiffres.
Philae63
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Re: WAIS-IV - Suis-je un imposteur ?

Messagepar Philae63 » 12 mai 2019, 23:19

Bonsoir Birigarro,

Je te remercie pour cette réponse !

Effectivement je me pose beaucoup trop de questions tout le temps. Mais je vais essayer de faire confiance à la psy, et peut-être aussi de lui parler de mes interrogations quand je la reverrai. Et je vais creuser également cette histoire de percentiles (effectivement j’en ai dans un tableau).

Encore une fois merci et bonne soirée !
Mentounasc
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Re: WAIS-IV - Suis-je un imposteur ?

Messagepar Mentounasc » 12 mai 2019, 23:38

J'ai quelques souvenirs particuliers datant de 1970, moment où j'ai passé mes premiers tests.
Je ne sais pas quel était le nom du test - pas vraiment important, je pense - mais je me souviens clairement que l'entretien à l'école, en présence de ma mère (j'allais sur mes 15 ans) m'avait laissé un goût bizarre sur certains points.
Déjà, je me savais différent depuis longtemps, et j'étais plus ou moins résigné à devoir subir des railleries ou être le souffre-douleurs de mes camarades plus musclés, mais, surtout, j'étais en pleine puberté (un peu tardive), et mal à l'aise avec certains "canons" de la société. Ce souvenir est tellement vivace en moi que parfois je détecte immédiatement la même chose chez certains ados, pas forcément HP, et ça m'incite et m'invite au contact. Non non, je ne m'égare pas, tu vas comprendre pourquoi je te raconte ça.
Donc avec cet état d'esprit et ce demi mal-être, je reçois les résultats des tests.
Or ces résultats avaient une certaine importance : on était en fin d'année scolaire, j'avais été absent de l'école trois mois, et les profs n'étaient pas d'accord sur ce qu'il fallait faire avec moi : certains me voyaient passer en classe supérieure sans problème, d'autres me voyaient même sauter une ou deux classes, et d'autres enfin (les plus "graves" !) me voulaient redoubler au prétexte du sacro-saint programme scolaire dont j'avais loupé une partie.
On m'avait donc "fait tester" dans le but d'obtenir une réponse adaptée !
Chouette l'intention ! Mais mon malaise d'ado en pleine puberté n'a pas su le voir, et je me souviens bien avoir été partagé entre révolte (relative au questionnement des autres sur mes aptitudes) et envies profondes de continuer que je ressentais. C'est pourquoi j'ai demandé aux psys qu'est ce qui en dehors du fait que j'étais un peu différent pouvait justifier de mesures "rétorsives" comme le redoublement. Ma mère, elle, s'inquiétait plutôt de l'aspect "culturel", et du fameux programme scolaire dont j'avais manqué une partie. Moyennant quoi l'un des psys fit à peu de choses près la réponse suivante :
"Madame, votre fils a un niveau de connaissances sans commune mesure avec celles d'un garçon de son âge. Son QI très élevé en est probablement la cause mais aussi la conséquence"

Voilà donc l'explication principale, enfin, il me semble : le niveau de connaissances témoigne de la position "intellectuelle" de quelqu'un au sein de gens du même âge. Donc j'imagine assez bien que les test actuels prennent en compte la culture, disons sous la forme d'un indice, et comparent ta culture à l'indice moyen des "autres". Ensuite, on applique une marge d'erreur puis on pondère le résultat.
Ca devrait déjà répondre en partie à ta question.

Ceux qui me connaissent ici savent combien je suis réticent à la plupart des emplois que l'on fait des tests de QI. Réticent n'est peut être pas le mot exact, disons plus exactement "réservé" et "critique".
Et puisque tu soulèves le sujet de la "culture", voici une autre des raisons de mes réserves.

Supposons 2 enfants du même âge, et du même QI.
L'un est issu d'une famille pauvre du tiers-monde, l'autre d'une famille cossue occidentale.
On les soumet au même instant à un de ces nouveaux tests (le Wais IV, par exemple, pour ne citer que lui…)
Le résultat des tests de culture sera invariablement en faveur du second. Alors quid de l'intégrité du(des) test(s) ?
Prennent-ils en compte l'origine sociale, l'environnement socio culturel, les relations parentales etc etc... Tellement de paramètres et des variables si nombreuses qu'il est impossible de les transformer en coefficients de pondération permettant d'aboutir au même résultat sur un test de QI de ces 2 enfants.

vala vala… une difficulté de plus
Nihil Nisi Silentium Timet !
turmeric
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Re: WAIS-IV - Suis-je un imposteur ?

Messagepar turmeric » 13 mai 2019, 05:26

Je ne voulais pas rajouter mon grain de sel mais, pourquoi pas ?

Merci Biri pour avoir étayer ce QI olfactif, la question semble intéressante et amusante. Tu l'as plutôt traité avec le mot quotient plutôt que sans, mais ça faisait partie de la question. Je pense que Jenny parlait d'intelligence olfactive comme on peut parler des types d'intelligences, sans parler de l'intelligence globale. C'est vrai que ce n'est pas forcément simple d'imaginer une comparaison entre l'animal et l'humain, sans parler des ... percentiles, enfin là je crois que c'est des pourcentages, même si techniquement pour mesurer, on va créer des percentiles ... (ah je viens de marcher dans une casserole). Mais pourrions-nous imaginer qu'un animal puisse développer d'avantager un sens malgré toutes les connexions que nous pourrions en faire ? Et donc qu'à même niveau, il aurait un QI olfactif plus pointu malgré ... notre neo cortex, ou juste le fait de pouvoir lire une encyclopédie ou d'aller à l'école ? Après je ne sais pas, je n'avais pas répondu car à part une question, rien n'avait été vraiment discuté. Ce n'est peut-être pas le bon endroit pour en parler en même temps. Même si c'est exotique.

A part ça, je trouve que ce site offre de la richesse, par son contenu, son maintien et son support varié. C'est sur que pour écrire il faut penser et réfléchir aussi, même si c'est en option. Mais il faut aussi une raison, une question, ou un problème. Ce serait moins varié si il n'y avait qu'une seule plage, où on interviendrait que pour poser une question, ou demander un renseignement. Mais c'est vrai que les questionnements, ou le bouillonnement prennent souvent plus de place que le reste. Cela permet aussi à d'autres d'y prendre part sans avoir à initier ou créer une question, une raison ou un problème.

Souvent, les gens ne vont à l'hôpital que parce qu'ils ont mal, et lorsqu'ils vont mieux, ils s'en vont. Ils ne reviennent pas forcément passer les vacances ou manger à la cantine. Mais comment le faire sans avoir une réponse, une question, ou un problème ?

Je ne sais pas vraiment ce que tu signifies, es-tu déçu que ce soit ainsi ? Je pense qu'on pourrait se dire que des personnes avec des QI élevés préfèreraient construire une fusée et calculer des multitudes de choses, y compris le fameux âge du Capitaine, plutôt que de jouer, ou d'écrire des questions. Je ne dis pas que je me sens concerné (par ta remarque), même si je me sens forcément concerné un minimum, mais je pense que c'est une question que tout le monde peut se poser, et que peut-être ce n'était pas ce que tu voulais transmettre.

C'est bien qu'il y ait à la fois une partie sérieuse, et une partie moins sérieuse. Tout le monde a son compte. Les excès sont souvent dans les coins, d'où tout est circulaire chez moi, sauf la pensée. Ou alors c'est l'inverse. C'est mon QI podoclaste et étrangement ma pointure me va comme un gant sur la tête.
Birigarro
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Re: WAIS-IV - Suis-je un imposteur ?

Messagepar Birigarro » 16 mai 2019, 00:57

:novert: ????????????????????????? Comprends rien.
Pouvez expliquer ?
turmeric
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Re: WAIS-IV - Suis-je un imposteur ?

Messagepar turmeric » 19 mai 2019, 02:44

- Et là, la marmotte, elle met le chocolat ... dans l'papier d'alu !
- Mais bien sûr !...

Milka, tendrement chocolat !

Je pense qu'ils font de leur mieux pour gérer ces normalisations dans le cadre d'un test, Mentou. Mais c'est vrai que je me suis toujours posé la question. Je n'ai jamais vraiment aimé devoir penser aux nombres premiers ou autre, car c'est bien trop sélectif. Enfin, je n'ai jamais passé de test, mais le QI a du parvenir jusqu'à moi 2 fois dans ma vie, et c'est ce que j'en retiens. Je pense cela dit que le plus gros des tests mesure notre potentiel à voir des patterns, à trouver de l'ordre là où il n'y en a pas, etc.

En fait, on pourrait essayer de "légitimiser" l'appel à la culture, faisant qu'il serait normal pour un enfant d'être un virtuose, un prodige et pourquoi pas même un visionnaire à l'âge de 8 ans. Comme il est "normal" de bien se tenir, d'être poli, ou serviable. De ce fait, un enfant ne connaissant pas les nombres premiers, ou les travaux de Schrodinger, la théorie des couleurs, ou le latin serait juste un enfant qui préfère voler, taper, cracher, etc. Où s'arrête cette normalité ? Comment mettre sur un pied d'égalité des personnes d'horizons différents ? Est-ce que vivre dans la nature ou dans un bidonville, ou juste en banlieue pourrait inclure des potentiels "inconnus" à ceux qui ne prêchent que par le mimétisme zemblanitique des Grands ? Je pense que la Science, ou les scientifiques sont ceux qui représentent le mieux cette conscience du monde et de la difficulté à le comprendre et le partager, d'où je fais confiance aux scientifiques. Cà ne dit pas que je donne du crédit à leurs travaux, mais à leur démarche quelque qu'elle soit. Les scientifiques sont comme des militaires, ils s'attaquent à des problèmes, ils défendent des causes, ils partagent leurs découvertes (mais ils doivent aussi respecter une éthique, sinon ils sont radicaux et égoïstes, et ne se battent que pour eux ou pour une caste élue de leur coeur). Mais ils sont souvent "nus" et invisibles. De la chair à canon ?

Pour ce qui est de mon message, posté alors qu'il n'y avait pas encore de réponses à la tienne Biri, je voulais juste donner mon avis en essayant de rappeler ce qui est noté dans le message de Sati concernant la nature des zèbres. Sans souligner son contenu, ce que j'essaye toujours d'éviter. Non pas que je te trouve blessant, pas du tout. Mais je pense que c'est important de se souvenir qu'on est pas forcément ici pour être sérieux ou pour traiter de choses formelles. On aime pas montrer nos blessures, mais nous sommes souvent écorchés vifs, oui. Cet endroit est utile pour ne pas oublier que vivre peut être agréable, sans pour autant légitimiser des excès, ou le fait que ce soit un endroit simplement fait pour des souffrants. On peut être zèbre et ne pas en souffrir, comme on peut l'être en souffrant le martyr.

Je t'invitais donc à discuter comme tu aimes le faire, et comme j'aime le faire aussi, même si ce fil est relatif au WAIS-IV, dans un méli-mélo de désinvolture et de sérieux. Mais nous nous sommes expliqués par mp, donc j'écris ce message uniquement pour "tourner la page", tout en apportant des explications, sans vouloir forcément relancer quoi que ce soit, car le sujet traite ici du WAIS-IV et des questions relatives qu'on a envie de se poser, et sur l'idée d'imposture. Mais je pense que cette "intelligence olfactive" était là pour parler du WAIS-IV et de l'imposture, sans pour autant vraiment étoffer quelque chose relatif au WAIS-IV.

D'ailleurs, comme j'ai parlé du WAIS-IV ailleurs, sur un ton assez léger (peut-être trop ?), je voulais m'excuser auprès des personnes que j'aurais pu heurter. Je n'aime pas les tests, non pas parce que j'ai une mauvaise note, ou une bonne, ou autre, juste que les sophismes sont pour moi un test bien plus évoquant et histoires de nos vies que des "tests ridicules". Pour moi, une note appelle à se dire "ça ne peut pas m'arriver à moi", plus que tout autre chose. J'aime la douleur du doute, même si j'aimerais m'en passer parfois. Rien que pour écrire des phrases minimalistes et riches. Malgré tout, je ne dis pas ça pour dénigrer la valeur de ces tests. Je trouve tout à fait possible et légitime qu'on accorde un (fort) intérêt à un test. Et que cela ne fasse pas pour autant de nous des personnes omnubilées par notre propre score. Je sais juste que c'est plutôt rare, et que la plupart du temps, on utilise ça comme un argument fallacieux, du style "moi ? non ! je ne suis pas comme ça !", d'où je souligne des questionnements car c'est par eux qu'on est "innocents", pas l'inverse. Il n'y a jamais de mal à faire erreur, ça m'arrive très souvent et c'est embarrassant. Mais le gain est souvent réconfortant. Le mal qu'il peut y avoir dans une erreur, c'est de l'aimer et de dénigrer le reste pour cette erreur. Pourtant, il faut aussi prendre ça avec des pincettes : les goûts, ou même les théories, sont comme des amours pour des erreurs. Une erreur stipule qu'il y a une seule façon de faire, ou que notre position comporte des incohérences, faussant le résultat. Tout ne peut pas être pris comme une erreur, sinon devrions nous nous supprimer ? L'erreur est humaine !

Personnellement, mon intuition est cette erreur que je traite avec respect, même si pour cela je dois paraitre encore plus bête que je le suis déjà. Malgré ça, elle reste à sa place, elle a son domaine, comme la pensée a le sien. La vérité n'est pas vindicative, la lune non plus. Mais qu'en est-il du soleil ? B-)
Lilounette31
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Re: WAIS-IV - Suis-je un imposteur ?

Messagepar Lilounette31 » 22 oct. 2019, 16:44

Bonjour,

Je suis nouvelle et ravie de pouvoir "converser avec vous". Je pose les bases. J'ai eu les résultats de mon test WAIS IV, il y a une semaine. Réponse: QI: 122. La psy note des résultats hétérogènes à l'intérieur même des substests qui seraient donc difficilement interprétables. Elle relève du stress, de l'inhibition, de l'anxiété mais elle est sans nuance sur le résultat. Pas HPI.

122 de QI, ben je suis pas dans la "norme" des " hors normes" HPI. Je suis toutefois très intéressée (depuis toujours hein...) par la douance. C'est pourquoi je me permets de venir vers vous.

J'aurai une question.

Comment certains psy peuvent évaluer le facteur état émotionnel lors de la passation du test pour diagnostiquer un HPI alors qu'il est en dessous des 130? Le test est normalisé et il définit ce qu'est un HPI.

Quelque soit son état d'esprit et son état émotionnel lors de la passation du test, il me semble que cela ne peut empêcher d'accéder aux 130 (On ne réfléchit pas uniquement quand on est de bonne humeur et reposée).

Quid de ce type de diagnostic?

Ce n'est pas particulièrement pour polémiquer mais je ne comprends pas.

Et puis, que faire quand un résultat est difficilement interprétable en raison de l'hétérogénéité ? Le refaire? Est ce que l'hétérogénéité ne signifie pas : on ferme la porte sur le diag HPI au lieu de l'ouvrir?

Merci de vos retours.
Shika
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Re: WAIS-IV - Suis-je un imposteur ?

Messagepar Shika » 23 oct. 2019, 21:08

Bonjour Lilounette31,

Je suis dans un cas similaire au tient, pas HPI, mais avec un QIT approchant les 130.

Tout d'abord, il ne faut pas confondre la quantité et la qualité de réflexion lorsqu'on est dans certains états émotionnelles par exemple, en état de stress. Bien sûr que l'on ne réfléchit pas que quand on est reposé, mais notre réflexion y est qualitativement meilleure, notre cerveau est plus efficace, alors que dans un autre état, le cerveau va fonctionner sans cesse, sans pour autant trouver des solutions satisfaisantes.
Je ne sais pas jusqu'à quelle niveau de dégradation cela peut aller, mais on peut imaginer, qu'un HPI avec 132 de QI pourrait tomber à 122 à cause de mauvaises conditions, alors qu'un autre avec 142 pourrait passer à 132... et donc, toujours HPI.
La limite des 130, est un seuil « administratif », car il correspond à une valeur remarquable mathématique. Mais rien n'empêche une personne d'avoir un mode de pensée atypique sans atteindre les 130 et inversement il y a des neurotypiques qui peuvent dépasser cette barre des 130 (Jeanne Siaud Facchin parle de « Brillants Bosseurs »). Il faut donc faire attention avec ce seuil…
Pourquoi passe-t-on le test devant un psychologue (individuellenent) et non dans une salle d'examens (en groupe) ? Eh bien, c'est pour prendre en compte l'état émotionnel de la personne passant le test. Les psychologues vont observer comment le test se déroule et sont normalement formés à détecter dans quels états se trouve la personne. Pour garder une prudence avec la note calculée. Et c'est aussi pour ça que ton psychologue t'as remis un compte-rendu papier sans attribution de note à chaque exercice et avec ses conclusions verbales.
Pour l'hétérogénéité,… ben c'est pas simple, parmi tes résultats, lesquels sont représentatifs du fonctionnement de ton cerveau de ceux qui ne le sont pas ? Personne ne saurait vraiment le dire. L'hétérogénéité indique que la marge d'erreur est importante, et que ton QIT peut être supérieur ou inférieur au 122… Quant à le repasser, pour affiner la note, eh bien, cela fausserait les résultats aussi. Ton test étant récent, tu as enregistré quelques réponses, et c'est quelques réponses vont forcément améliorer ton résultat, c'était comme un entrainement. Je crois qu'il est conseillé d'attendre plusieurs années avant de le repasser (ou alors en utilisant les subtests complémentaires).

Je ne sais pas trop quoi te dire quant aux résultats de ton test. Dans mon cas, j'avais une grande colère de passer pour un imposteur, et une grande déception de ne pas être reconnu comme HPI, de ne pas pouvoir dire « mais c'est pour ça ! ». Aujourd'hui, test ou pas test, je me dis que'il y a des signes qui montrent que je suis un peu atypique, même si je ne suis pas aussi efficient que les HPI. 122 reste un très bon résultat, tu es quelqu'un de très douée.

@ bientôt !