Open Bar 24/7

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turmeric
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Open Bar 24/7

Messagepar turmeric » 06 avr. 2019, 02:10

Bienvenue à toi, entres et commandes un verre, règles le jukebox, choisis ta table et :drunk:

Règle à suivre : écris un texte où tu dois utiliser le mot laissé dans le dernier post, et laisses-en un pour le prochain.

Titres du jukebox :
- Morceau personnalisé (*)
- Ludwig van Beethoven : Sonate pour piano n°14, 3ème mouvement
- en panne
- vide
- en panne
- en panne
- Vincent Lagaf : Bo le lavabo

Boissons disponibles :
- Boisson personnalisée (*)
- Perroquet rhum curaçao flambé
- Tequila pif
- Café des Bermudes
- Thé du Panda
- UN GRAND VERRE FRAIS, AVEC DES GLAçONS FRAIS, ET UNE PAILLE FRAICHE, BOURRéE DE COCA-COLA ©
- Verre d'eau de la Batcave

Coins où tu peux t'assoir :
- au comptoir, mais il n'est pas très propre
- près de la baie vitrée pour garder un oeil dehors
- dans le coin avec les néons de lumière noire
- à l'étage, au surplomb, même s'il n'y a personne
- dans un fauteuil, près de la cheminée et du jukebox
- près d'un mur, côté banquette et éclairage tamisé
- ailleurs (*)

Il ne te reste plus qu'à apprécier le moment et le partager ! :sante:

(*) Je ne sais pas si on peut mettre des liens, url ou juste des noms plus originaux, donc sauf si c'est pas recommandé, ajoutez ce que vous voulez boire et écouter en début de message, mais aussi où vous vous trouvez.
turmeric
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Re: Open Bar 24/7

Messagepar turmeric » 08 avr. 2019, 02:50

Musique : j'ai frappé le jukebox pour le "réparer", et une étrange musique en sort ...
Boisson : une limonade sans bulles mais bien fraîche
Lieu : au comptoir, entre les pistaches et des traces de verres incrustées


Que dire, que faire ? Ce bar est louche : il n'y a personne. Pourtant, on m'a bien servi mon verre ... c'est étrange, mais :sante: Il y a un morceau de papier dans le pot de pistaches, et dessus, je lis le mot "gruyère". Je fronçais alors les sourcils ... et me levai pour inspecter le jukebox qui n'émettait plus qu'un son saccadé et répétitif. C'est alors que mon attention fut retenue par une sorte de calendrier, mais alors que je l'inspectai, regardant mon poignet nu, je ne pus que constaté sa différence : il n'affichait pas le 17ème jour du Clinamen, mais tout autre chose. Soudain, un bruit jaillit derrière moi : il était 02h00. Le jukebox s'était réveillé, et le bar semblait reprendre vie, mais il n'y avait que moi, et mon verre. Je me suis alors senti très seul, comme si tout ce qui était autour de moi n'existait pas, ou venait de retomber dans un vacarme les plus silencieux et pesant. Finissant mon verre comme pour accomplir quelque chose, je repartis regarder cette étrangeté disposée sur le mur. Tout était comme codé, indéchiffrable, et je ne pouvais pas prendre de notes. Je sentis alors, sur mon épaule gauche, la présence d'une personne, comme si elle venait d'apparaitre dans mon dos, et je ne pus m'empêcher de m'écarter tout en la défigurant des yeux, prêt à hurler.

C'était une femme, blonde, curieusement habillée, portant des lunettes mouches oranges. Elle me regardait, comme si j'étais sensé dire quelque chose, sourire à la bouche, les bras croisés, en appui sur sa jambe. Elle mâchait un chewing-gum, ou peut-être faisait-elle un mème, et lorsque j'allai lui demander ce qu'elle faisait là, elle me répondit avant que je le fasse. C'était pénible mais aussi incroyable, et au lieu de me concentrer sur l'essentiel, je m'amusais à lui faire dire tout et n'importe quoi. Elle semblait lire dans mes pensées, enfin non, elle le faisait, c'était inexplicable. Lorsque je me fus assez amusé selon elle, cette femme me demanda pourquoi je regardais ce prospectus. Pourquoi me poser une telle question ? Et pourquoi la musique venait de changer en quelque chose de bruyant ? Puis je percutais alors ... un prospectus ? Mais ce n'était pas important, non ... moins important que sa présence et son phénomène. Je lui demandais alors son nom, mais étrangement, elle ne répondait plus, comme si elle avait repris son individualité. Elle arracha alors le papier du mur, et le mis dans son sac, enfin je crois que ce machin entre une pieuvre, un sac à patate et un balai brosse était son sac. Puis elle me raconta des choses sans queue ni tête, d'un vaisseau spécial, hydrologue ascendant muni d'un rayon à circonférences trinodales pour chasser les pouces ou les pousses dans la région banaltique tropicole (celle où le jet stream ne passe pas). Nous aurions besoin d'un bateau, de menthe, d'une dizaine d'annuaires, de dix millions de timbres, et j'en passe ... Mais pourquoi ? Elle mit alors sous mon nez le mot où on pouvait lire "gruyère", comme si c'était une évidence. Et comme mon mutisme ne semblait pas la satisfaire, elle sortit un second mot qu'elle me tendit et où on pouvait lire, d'une façon manuscrite différente :

gruyère
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Re: Open Bar 24/7

Messagepar turmeric » 10 avr. 2019, 03:05

Boisson : un grand verre d'azote
Musique : Richard Strauss - Opus 30, Also sprauch Zarathustra
Lieu : une table hasardeuse
Mot : gruyère

Lorsque j'entends cette musique, je m'imagine sur une galère du genre trirème, au son des percussions d'introduction, quelque part au beau milieu des soixantièmes mugissants. La houle ne nous dérange pas, moi, la galère et l'orchestre, même si l'air n'est que crachin. L'océan à perte de vue nous dévore et on ne sait pas quelles dents cachées sous la surface peuvent nous attendre. Si je jette ce sentiment, cet endroit est comme merveilleux. Une piscine si grande ! Des vagues si volumineuses ! Evidemment, ça serait capricieux de prendre un tel luxe sans se mettre en danger, ou mettre d'autres en danger. Mais ... pourquoi pas ? Ce n'est pas comme vouloir nager dans le Stromboli ou bronzer sur les plages lunaires de la Mer des pluies (même si on y mange de très bonnes glaces). Mais il n'y avait que la table devant moi, et un vacarme audacieux qui avait un goût de poussières, celles qui rendent visibles les rayons de lumière, ou la fumée.

Il y avait bien du feu en fait, les indiens d'Amérique avaient raison, sauf pour le paprika. Et il provenait d'un coin mal éclairé derrière moi, c'était encore elle, dans le fond, en silence. Mais je ne me retournais pas, pas tout de suite. Je regardais mon verre, et je me demandais pourquoi je n'avais pas pris de paille. On ne boit pas l'azote à bouche bée, mais à la paille. Mais attention !!! Pas de double ou de triple avec l'azote ... Et tandis que je divaguais avec moi-même, pour éviter d'écouter cette ahurie, je me demandais si c'était différent au fond. Sauf qu'elle avait pris le large, il n'y avait plus un bruit, et j'avais beau me lever, appeler, faire mine de m'en moquer, je restais seul au gré des violons. Je sortis alors le mot "gruyère" de ma poche, et je le regardais fixement. La musique changea alors subitement ... trainant les violons au milieu du désert. Le bar était devenu comme un saloon grinçant et mon verre contenant un fond de tord-boyau et me tordait littéralement l'estomac. Sauf que je n'avais pas le temps de gémir qu'un inconnu fit irruption, claquant les portes comme dans un film de truands. C'était bizarre, comme une caméra cachée. Seulement, ce n'était pas Marcel mais juste d'imposantes moustaches munies d'une tête, d'un corps et de quatre revolvers braqués sur moi, sauf un qui ne marchait pas j'imagine, non dégainé. Il avançait vite et, surpris, je voyais qu'il ne plaisantait pas, armant désormais chacune de ses armes, je soulevais alors la table pour lui foncer dessus dans un geste maladroit. Il tira alors un premier coup, manqué, mais me laissant le plaquer au sol. Je sautais alors par dessus le comptoir, à quelques mètres de là, glissant et m'écrasant au sol. C'était la première fois que je visitais ce coin du bar me dis-je, égaré par le chaos. Je vis alors un petit espace, dissimulé sous un rideau singulier qui menait à une sorte de cave. Avais-je le choix ? C'était surréaliste, car alors que j'avançais tel un rampant, je pouvais lire contre le mur du tunnel "GRUYèRE" juste avant de tomber telle Alice vers une situation plus imprévue que celle que je voulais éviter. Tout au fond, après une projection privée de films montés par les poils de nez, et d'autres phénomènes occultes tel qu'une grêle de lettres en vermicelle (celles des fautes de typo) emportée dans un tourbillon insaisissable, je trouvais une petite table. OUI, OK, D'ABORD JE SUIS TOMBé SUR LES FESSES, HAHAH, MERCI BIEN. Je trouvais alors un mot plié, probablement encore "gruyère", mais il n'en était rien. "Ah, on progresse !" me dis-je alors, mais pas tant que ça car le mot était :

chocolatine
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Re: Open Bar 24/7

Messagepar turmeric » 13 avr. 2019, 04:07

Boisson : je n'ai pas de verre
Musique : le jukebox est trop loin
Lieu : aucune idée, mais j'aime bien le carrelage
Mot : chocolatine

Il n'y avait pas de porte où je me trouvais, juste des tableaux accrochés aux murs, des peintures de portes, tous de styles différents, luisants comme des fenêtres donnant sur d'autres mondes. Le mot "chocolatine" ne semblait pas servir à grand chose, même en le prononçant à la Harry Potter. Pourtant, il était là, sur une table toute aussi banale. J'essayais alors de cogiter mais il n'y avait rien à faire, à part subir l'endroit. J'avançai alors vers le tableau le plus proche, le plus attirant, et je l'auscultais. On voyait la peinture, du moins les couches de coups de pinceaux, et on voyait aussi la perspective rester statique en s'en approchant. Mais cette luminosité, ce réalisme, d'où venait-il ? Est-ce magique ? Je ne pouvais pas gratter l'oeuvre, même si ça me démangeait, je grattai alors des yeux les détails mais la toile était banale en elle-même. Je fis le tour de la pièce, après une bonne heure d'analyse minutieuse, il devait y en avoir une bonne centaine. Mais alors que mon regard cherchait le premier tableau inspecté, il manquait à l'appel. En fait, je crois qu'il y en avait un autre à la place, mais je n'étais certain de rien. J'abandonnai alors l'idée de sortir d'ici, et je me mis à attendre, dans un coin.

Sans que je fasse quoi que ce soit, un tableau tomba au sol, me faisant sursauter. Je ne pus pas m'empêcher de le ramasser et de voir que la porte peinte à l'intérieur s'était ouverte. C'était comme s'il y avait un trou dans la toile, mais lorsque je regardais de dos, je voyais l'intérieur de la toile, comme si j'étais dans une bulle imaginaire et que je bougeais une ouverture dans un autre monde. Renversant ! Mais je ne pouvais pas passer, alors, comme frénétique, pris d'une intuition, je saisis le plus gros tableau dans la salle mais j'hésitais alors car sa toile n'était pas de bonne augure. Regardant tout autour de moi, il n'y avait que celui là pour tenter l'expérience. Lassé, je n'hésitai pas, lâchant le cadre au sol. En le ramassant, la porte s'était bien ouverte, et retournant la toile et en scrutant ce monde aux couleurs ternes de mes propres yeux, je pus déduire qu'il s'agissait d'une sorte de cave, celle d'une maison probablement. J'apercevais cependant un escalier mais je ne pouvais pas l'atteindre, car aller au delà de la pièce dans laquelle j'étais m'était impossible : il fallait que je passe à travers, mais pourrais-je revenir ? Je passais alors, déchirant l'ouverture initiale, rampant sur le sol poussiéreux, pris d'un grelotement pittoresque. Aucune porte derrière moi, c'était un voyage sans retour. Peu importe. Je me frottais pour me défaire des saletés, et je tendis l'oreille. De la musique ? Je connais cette musique ... je montai alors doucement les escaliers, et j'écoutais à la porte. Je n'entendais rien, à part la musique, et elle me donnait un sentiment de confiance. J'ouvris alors lentement la porte, et je reconnus alors assez rapidement le bar où je me trouvais au début. Tout ça pour ça ? Mais alors que je passais la tête, ne voyant personne, je fus terriblement choqué de me voir moi-même, près du mur, face au prospectus. Je me rappelais alors de la scène, et j'attendis un moment pour voir apparaitre celle qui m'avait surpris cette nuit là. Sauf qu'elle n'arriva jamais. Je dus me cacher pour ne pas me voir "moi-même" et réfléchir d'avantage, mais j'étais un peu sur le cul. J'ouvris alors à nouveau, me dirigeant vers moi-même comme si j'étais un fantôme. Et dans un geste presque automatique, j'étais maintenant où elle se trouvait précisément, créant la même réaction que j'avais eu. Je commençai alors à me parler à moi-même, mais très vite je compris que je n'étais pas moi, mais comme à l'intérieur d'un souvenir. Je n'avais pas vraiment toute ma liberté, et je n'étais apparemment pas moi car je ne fis pas la réflexion de ma similarité. Pourtant, la scène était différente. Je pouvais même interférer, mais je me sentais alors pris de malaise et ce que je disais m'échappait alors. A la fin, alors que j'allai sortir le mot de ma poche, je constatais alors que les mots n'étaient plus "gruyère", mais "chocolatine". Seulement, alors que j'avais l'impression d'avoir revécu la même scène, et que celle ci venait de se terminer, il y eu un long silence, comme la fin d'une cassette qui tourne, alors qu'il n'y a plus rien à diffuser. Je pus alors reprendre ma liberté d'être, mais ce ne fut absolument pas ce à quoi je m'attendais. Lorsque je me regardais, j'étais moi, et il y avait mon autre moi, du passé. Mais quand je lui demandais qui il voyait, il ne comprenait pas ce que je lui demandais. Je lui dis alors que j'étais celle qu'il voyait, mais que c'était lui, dans le futur, mais il ne comprit rien. Rien à faire, je n'insistais pas, d'ailleurs, moi-même je ne comprenais pas ce que je m'expliquais, j'étais aussi perdu que lui, mais j'avais un temps d'avance.

Seulement, impossible de m'échapper, j'étais coincé avec moi-même dans ce bar ne comprenant pas pourquoi j'étais devenu celle que j'avais rencontré et dont j'ignorais tout. Qui était cette blonde ? Pourquoi étais-je elle ? Et pourquoi pouvais-je me voir moi-même dans le passé, sans être capable de me reconnaitre, ou de comprendre ne serait-ce que le sens de tout ça ? Je regardais alors le prospectus, que je n'avais pas arraché du mur, et il était lisible cette fois. Je montrais alors le papier à mon moi, et je lui demandais ce qu'il y avait d'écrit, en vain. C'était normal, je lui expliquais alors ce que je lisais. C'était un calendrier, comme le suggérait son format et sa composition, mais les dates ne correspondaient pas au mois de Clinamen. En fait, c'était difficile de dire la date car même si tout était similaire, le début de l'année pouvait se trouver n'importe où. Mais si on se fiait à la logique, nous étions le 24 Fedrino. Nous entamâmes alors son étude superficielle, n'ayant pas de meilleure piste mais comme rattrapé par le temps, je me rendis compte que je n'étais plus que seul dans le bar, mon moi du passé ayant disparu. Retournant alors le calendrier, je notais au dos un mot presque illisible, mais en le regardant, du peu que je pouvais en lire, je ne connaissais pas son alphabet. Une voix chuchotait alors derrière moi, et je pus la reconnaitre ... c'était elle, ou moi ?, et elle disait :

myrtille
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Re: Open Bar 24/7

Messagepar turmeric » 15 avr. 2019, 04:25

Boisson : Une limonade
Musique : je ne sais pas comment ça s'appelle mais j'aime bien
Lieu : une table anodine
Mot : myrtille

Tout cela était étrange ... étais-je en train de me parler à moi-même ? Qui était cette nana et pourquoi étais-je encore là ? Je lui posais alors tout un tas de question, mais elle ne me donna aucune réponse. Je me levai alors, en la saisissant, pris d'une rude exaspération ... mais elle riait, inutilement, tandis que je la secouais. Elle me narguait, elle ne me faisait pas penser à moi, ou du moins, si c'était moi, pourquoi ne m'aidai-je pas ? Je l'abandonnai à son délire, à son monologue, comme on laisse un idiot pour qu'il se force à être à nouveau intéressant. Mais c'était inutile, elle lisait dans mes pensées, elle n'arrêtait jamais de parler, de me lancer des vannes, ou d'être intrigante. C'était tellement fatiguant que je me demandais si elle n'était pas une sorte de perversion, une malchance plus qu'une chance. Fallait-il que j'ignore son phénomène ?

Je lui répondis alors de cesser son brouhaha, et d'essayer de me comprendre, ou de ... mais juste qu'elle se taise. J'y parvins juste le temps de lui demander de partir si elle ne voulait pas mon bien, avant d'aller m'assoir dans une banquette, comme pour me réveiller d'un rêve. Elle avait fini par se taire, et un long silence pesa. Elle vint alors s'assoir, sans dire un mot, en trainant les pieds, et malgré que mes yeux furent fermés, je sentais le poids de son regard m'appeler, mais je n'y répondais pas. Plusieurs minutes passèrent, puis plusieurs autres. Je ne savais plus si elle était encore là, mais je ne voulais pas vérifier. Puis, au bout d'une trentaine de minutes plus tard, j'ouvris les yeux, comme pour regarder si j'étais toujours ici. Mais rien n'avait changé, à part son départ. Je tournais alors la tête, sous la table, sursautant de frayeur à la vue de ses yeux argentés, écarquillés, les narines gonflées, cachée sous ma banquette sans un seul bruit. Elle laissa éclater un rire éhonté, puéril, comme si elle venait de faire la blague du siècle. Je n'arrivais pas à rire, énervé par sa présence, seul dans ce bar à ne savoir qu'y faire.

Elle s'adressa à moi, intensément, et sérieusement cette fois. Je ne comprenais rien, mais je sentais son appel. Lorsqu'elle s'arrêta, je lui répondais par la négation, je n'avais rien compris. Soudain, je pensai à cette fois là, où un type à quatre bras était arrivé, et où j'étais sorti par le passage sous le bar. J'allai alors vérifier s'il était toujours là, et sans vraie surprise, il était bien là. Le rideau était différent, mais toujours là. Le tunnel était bien présent, et le mot "myrtille" était visible en se couchant au sol. J'allai alors inspecter la cave, mais la porte était fermée. Renonçant à défoncer la porte, même si la blonde me le suggérer, je me demandais d'avantage ce qu'il se passerait si je la forçais à entrer dans le tunnel. Elle me répondit sans que j'eus besoin de lui avouer, me demandant d'abord d'aller au fond de la cave. Elle avait de la suite dans les idées, même si je ne pouvais pas imaginer où ça aboutirait. Alors, un peu hésitant, je confectionnais un bélier de fortune assez lourd et long pour défoncer à l'usure cette pauvre porte. Il ne me fallut qu'une dizaine de coups pour la faire céder, et lorsque je descendis les escaliers, je lui demandai si elle avait fait ça pour passer dans le tunnel et me montrer quelque chose. Car il n'y avait strictement rien dans cette cave, pas d'objets, pas de meubles, juste beaucoup de poussière et c'est le constat que je fis, alors que ses pas dans l'escalier se faisaient entendre en hâte. Le sol se mit alors à ronronner, frémir jusqu'à vibrer, laissant siffler le bruit d'un train. Je lui demandais alors d'où venait ce vacarme, et si c'était normal, mais elle me dit alors d'attraper sa main tandis que l'obscurité s'épaississait. Il faisait de plus en plus sombre et le bruit devenait de plus en plus inquiétant. Une lueur se pointa alors, fixa dans l'espace la direction d'où provenait le raffut. Je sentais ma main crispée, serrant la sienne, toute froide et tiède en même temps. Mais la lumière, le train fonçait droit sur nous. Fallait-il l'éviter, ou au contraire la subir, j'allai dès à présent le savoir. Je n'étais pas seul, je n'avais pas peur, j'allai juste ailleurs ou nulle part. Je fermais alors les yeux, comme pour devenir quantique, et lorsque je les réouvris, j'étais à nouveau dans un bar, mais à bord du train, en compagnie de l'étrangeté blonde aux allures de carnaval. Elle faisait un geste de la tête, du genre "hey regardes là, là !", en ma direction. Visiblement, mon stoïcisme m'avait rendu insensible mon incontinence mais pour me rassurer, elle me dit que c'était normal, que ça le faisait à tout le monde la première fois, et que je pouvais aller me changer dans ma cabine, la quarante-huit, mais qu'il me faudrait d'abord entrer un mot de passe :

limonade
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Re: Open Bar 24/7

Messagepar Mentounasc » 15 avr. 2019, 13:25

Ce qui est bien, c'est que tu es en train de faire un fil à toi tout seul... :fou: :)) :fou:

:fouet: :zebre2:
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Re: Open Bar 24/7

Messagepar turmeric » 15 avr. 2019, 18:20

Oui, c'était pas plus mal lorsque je faisais ça sur Notepad en effaçant tout à la fin. Mais je préfère ça à parler avec le mur, ça me pose moins de problèmes cognitifs.
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Re: Open Bar 24/7

Messagepar turmeric » 17 avr. 2019, 05:16

Mais le mur ne me juge pas non plus. Un vrai dilemme. \:D/
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Re: Open Bar 24/7

Messagepar Mentounasc » 19 avr. 2019, 14:22

je te rassure, ça m'arrive aussi de parler aux murs...
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Re: Open Bar 24/7

Messagepar turmeric » 20 avr. 2019, 07:50

et ils te racontent quoi ? Les miens sont casses pieds. Si tu cherches dans ce bar, il y a des murs qui parlent. Mais le problème c'est qu'ils répètent tout ce que tu leur dis. De vrais gruyères.