GAPPESM

Groupement d'Aide et de Protection des Personnes Encombrées de Surefficience Mentale

Comprendre la surefficience mentale chez l’adulte

On parle de surefficience mentale ou de haut potentiel intellectuel (HPI) pour désigner des adultes dont le fonctionnement intellectuel, émotionnel et souvent créatif, se situe nettement au-dessus de la moyenne. Cette différence peut être source de richesse, d’inventivité et d’énergie, mais aussi de décalage, de souffrance et d’isolement lorsque le profil n’est pas reconnu ou compris.

Contrairement aux idées reçues, le haut potentiel ne se résume pas à un chiffre de QI. Il s’agit d’un ensemble de caractéristiques : pensée en arborescence, hypersensibilité, intensité émotionnelle, sens aigu de la justice, curiosité insatiable, besoin de cohérence, mais aussi tendance à l’anxiété ou au perfectionnisme. De nombreux adultes ne se découvrent surdoués que tardivement, souvent à l’occasion d’un bilan psychologique ou d’une crise personnelle ou professionnelle.

Testés, non testés : tous concernés par la surefficience mentale

L’un des enjeux principaux pour les adultes surdoués est la légitimité. Faut-il absolument avoir passé un test de QI pour se reconnaître dans la surefficience mentale ? La réponse est nuancée. Le test permet de poser un cadre objectif, mais de nombreuses personnes, « testées » ou « non testées », présentent un fonctionnement typique du haut potentiel.

Certains choisissent de passer un bilan psychométrique complet, encadré par un ou une psychologue formé·e, afin de clarifier leur profil. D’autres préfèrent s’appuyer sur des lectures spécialisées, des groupes de parole ou des échanges avec des professionnels connaissant bien la question des adultes surdoués. L’important n’est pas tant l’étiquette que la compréhension de son propre mode de fonctionnement.

Rôle et objectifs des groupements associatifs comme le GAPPESM

Des structures comme le Groupement Associatif d'Aide et de Protection des Personnes Encombrées de Surefficience Mentale (GAPPESM) ont pour vocation d’accompagner les adultes HPI dans leur quotidien. Leur objectif est double : proposer des ressources et des repères fiables, et offrir un espace de soutien pour les personnes testées comme pour celles qui ne le sont pas.

Ces groupements associatifs travaillent notamment à :

  • faire mieux connaître la réalité de la surefficience mentale dans la société ;
  • protéger les personnes vulnérabilisées par leur décalage cognitif et émotionnel ;
  • briser l’isolement des adultes surdoués grâce à des rencontres, ateliers ou groupes de parole ;
  • orienter vers des professionnels (psychologues, coachs, médiateurs) sensibilisés au haut potentiel ;
  • favoriser la mise en réseau des adultes concerné·es pour créer des dynamiques d’entraide.

En France, ces initiatives associatives s’inscrivent dans un paysage plus large de structures dédiées au haut potentiel, parmi lesquelles des organisations d’origine anglo-saxonne qui réunissent des adultes surdoués à travers le monde.

Les associations d’origine anglo-saxonne pour adultes surdoués

Au niveau international, certaines associations anglo-saxonnes sont devenues des références pour les adultes surdoués. Elles ont souvent joué un rôle pionnier dans la reconnaissance de la douance, en mettant en relation des personnes à haut potentiel de tous horizons, de tous âges et de toutes cultures.

Ces associations se caractérisent par :

  • une sélection ou une adhésion parfois conditionnée à un certain niveau de QI ;
  • la création de réseaux locaux, nationaux et internationaux ;
  • l’organisation de conférences, de groupes de réflexion, de rencontres thématiques ;
  • une valorisation de la diversité des talents, qu’ils soient scientifiques, artistiques ou humanitaires.

En France, de nombreux adultes HPI choisissent de participer à la fois à des structures nationales comme le GAPPESM et à des réseaux internationaux, afin de bénéficier d’un soutien proche de leur réalité culturelle tout en restant connectés à un réseau mondial d’adultes surdoués.

Pourquoi se faire tester ? Le sens du QI pour l’adulte à haut potentiel

Le test de QI n’est ni une fin en soi ni une note sur la valeur d’une personne. Pour l’adulte surdoué, il peut toutefois avoir une fonction importante :

  • mettre des mots sur un ressenti de décalage parfois vécu depuis l’enfance ;
  • comprendre ses forces et ses fragilités cognitives, et pas seulement son potentiel global ;
  • faciliter le dialogue avec les proches, les collègues ou les professionnels de santé ;
  • orienter une reconversion ou un projet professionnel mieux adapté à son profil.

Pour autant, de nombreux adultes HPI se reconnaissent dans la surefficience mentale sans jamais passer de test formel. Les associations et groupements dédiés au haut potentiel, comme le GAPPESM et les organisations anglo-saxonnes, s’adressent à ces deux publics : testés et non testés, chacun avec son histoire et son rythme.

Surdoués au quotidien : défis, forces et besoins spécifiques

Être adulte surdoué, c’est souvent vivre avec une intensité particulière. La pensée va vite, les émotions aussi. Ce fonctionnement peut générer :

  • un sentiment de solitude intérieure, même entouré ;
  • une hyperstimulation mentale permanente, parfois épuisante ;
  • une difficulté à trouver un environnement professionnel vraiment stimulant et respectueux ;
  • des incompréhensions dans les relations amicales, familiales ou de couple.

Mais il comporte aussi de nombreux atouts : créativité, capacité à faire des liens, intuition fine, engagement fort dans les causes qui comptent, sens du détail allié à une vision globale. Les associations dédiées à la surefficience mentale œuvrent pour que ces forces soient reconnues, tout en aidant les personnes à mieux apprivoiser leurs fragilités.

S’entourer, partager et se sentir enfin à sa place

L’un des leviers les plus puissants pour les adultes surdoués est la rencontre avec leurs pairs. Participer à des groupes ou à des événements organisés par des associations comme le GAPPESM ou par des réseaux d’origine anglo-saxonne permet de :

  • se sentir moins seul·e et moins « à part » ;
  • échanger avec des personnes qui comprennent spontanément la pensée en arborescence ;
  • partager des stratégies concrètes pour mieux vivre la surefficience mentale au quotidien ;
  • trouver de l’inspiration à travers des parcours de vie variés.

Qu’il s’agisse de rencontres informelles, d’ateliers thématiques ou de séminaires, ces espaces offrent une respiration bienvenue. Ils permettent aux adultes surdoués, testés ou non, de construire une identité plus sereine, loin des clichés et des idées reçues.

Construire un parcours sur mesure lorsque l’on est adulte HPI

Il n’existe pas de parcours unique pour les adultes à haut potentiel. Certains ressentent le besoin d’un accompagnement psychologique, d’autres se tournent vers le coaching, la médiation, la formation continue ou des projets de bénévolat. Les groupements associatifs comme le GAPPESM jouent souvent un rôle de point d’appui pour explorer ces différentes pistes.

Au-delà de la question des tests et du QI, l’enjeu est de bâtir une vie cohérente avec son mode de pensée et de ressentir : ajuster son environnement de travail, cultiver une vie sociale choisie, aménager des temps de solitude, apprendre à poser des limites, donner un cadre à sa créativité. La surefficience mentale n’est pas un problème à résoudre, mais une singularité à apprivoiser.

Conclusion : vers une meilleure reconnaissance des adultes surdoués

La prise de conscience autour des adultes surdoués et du haut potentiel intellectuel progresse en France comme à l’international. Les associations d’origine anglo-saxonne et les groupements nationaux tels que le GAPPESM contribuent à cette évolution en offrant information, soutien et espaces de rencontre, que l’on soit testé ou non.

En valorisant la pluralité des profils HPI, ils encouragent chacun à sortir de la culpabilité ou du doute permanent pour avancer vers une meilleure connaissance de soi. Se savoir « encombré·e de surefficience mentale » devient alors non plus un poids, mais un point de départ pour construire une vie plus alignée, plus libre et plus créative.

Cette quête d’équilibre et de compréhension de soi se retrouve jusque dans la manière dont les adultes surdoués voyagent et se ressourcent. Beaucoup privilégient des hôtels offrant à la fois calme, confort et espaces propices à la réflexion : coin bureau agréable, connexion fiable, ambiance feutrée, parfois bibliothèque ou salon tranquille pour lire et travailler. Pour certaines personnes à haut potentiel, séjourner dans un hôtel bien choisi devient une parenthèse régénératrice, un moment pour apaiser le flot de pensées, prendre du recul sur leur parcours et, pourquoi pas, participer à des rencontres associatives ou à des séminaires dédiés au haut potentiel organisés dans ces lieux. Ainsi, l’hébergement ne se limite plus à un simple espace de passage : il s’intègre pleinement dans une démarche globale de mieux-être et d’harmonisation de la surefficience mentale.