GAPPESM
Groupement Associatif Pour les Personnes Encombrées de Surefficience Mentale

Facteur G

Intelligence et facteur G

"L'intelligence, ce n'est pas seulement ce que mesurent les tests, c'est aussi ce qui leur échappe" (Edgar Morin, "La Connaissance de la connaissance")

C'est quoi, le facteur g ?

En fait, il apparaît que, la plupart du temps, quand un individu obtient un certain niveau de résultat aux tests de QI, ce niveau est du même ordre dans tous les sub-tests, plus exactement : si les scores sont élevés dans un type de tests, ils le sont aussi généralement dans les autres (Charles E. Spearman, psychologue britannique, 1904). Ainsi, s'il passe plusieurs tests, on peut prédire à 70% son score aux autres tests. (La vitesse de propagation de l'influx nerveaux pourrait expliquer en partie ce phénomène...)

Si ce n'est pas le cas, on appelle alors ça Dyssynchronie : Jean-Charles Terrassier, psychologue français, a créé le terme de dyssynchronie suite à de nombreuses observations effectuées sur des enfants. Le syndrome de dyssynchronie décrit le développement hétérogène des enfants qu'il nomme "surdoués" ou "précoces". (1) (2)

L'intelligence générale

Le facteur qui semble en en jeu a été appelé « Facteur g » (« intelligence globale », « intelligence générale »). En 1967, R.B. Catell a décomposé ce g en fluide (qui décroît avec l'âge) et cristallisé qui reste stable. L'intelligence fluide consiste à chercher des solutions neuves, alors que l'intelligence cristallisée utilise l'expérience.

Pour Jacques Lautrey, certains autistes étant capables de performances exceptionnelles ( le syndrome savant ), dans des domaines particuliers, alors que la mesure de leur QI est comprise entre 40 et 70 (sous-efficience mentale), ont des aptitudes exceptionnelles suffisamment proches de celles des prodiges pour s'opposer à la conception d'une intelligence globale mythique (3)

Un Facteur g plurifactoriel

Actuellement, un consensus semble se dégager autour de l'idée que ce phénomène serait plurifactoriel ! Le « Facteur g  » résulterait donc en fait de la conjonction de plusieurs facteurs, encore trop nombreux et imbriqués pour le moment pour qu'un quelconque plan ou une hiérarchie puisse être élaboré. D'une part, même si on finit par arriver à tous les corréler à ce fameux Facteur g, on a pu distinguer jusqu'à 150 facteurs de l'intelligence. D'autre part, selon des chercheurs comme Robert Plomin, qui recherche les gènes de l'intelligence depuis 1990, une multitude de gènes seraient en fait en jeu, peut-être des milliers.

 

Du coup, on est bien près d'affirmer qu'il n'y a PAS un facteur g ( pas un seul facteur, et pas forcément une seule intelligence... générale ).

CQFD.

 

Notes

  1. Les enfants surdoués ou la précocité embarrassante, Jean-Charles Terrassier, éd. ESF, rééd. 2006 Retour
  2. Troubles grapho-moteurs chez les enfants d'intelligence supérieure, M. Santamaria et J.M. Albaret, psychomotriciens, in EVOLUTIONS psychomotrices, Vol.8, n°33, 1996. Retour
  3. Jacques Lautrey, in L'état de la recherche sur les enfants dits " surdoués ", p.53, document rédigé sous la direction de Jacques Lautrey, par les membres du laboratoire "cognition et différenciation", Université René Descartes de Paris 5, 2003 (?) Retour

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