GAPPESM
Groupement Associatif Pour les Personnes Encombrées de Surefficience Mentale

Personnes à haut potentiel : les aider à utiliser leur potentiel et à ne pas en souffrir

Personnes à haut potentiel : les aider à utiliser leur potentiel et à ne pas en souffrir

Mémoire de DECM3, Mélanie Bidaut-Garnier.

Dans le mémoire " Personnes à Haut Potentiel - Les aider à utiliser leur potentiel et à ne pas en souffrir - Médecine générale et prévention de la psychopathologie des personnes à haut potentiel " de Mélanie Bidaut Garnier (DCEM3 - 5è année de médecine – UFR médecine Reims), premier du genre (à ma connaissance), les médecins généralistes trouveront des outils conceptuels, et des indications cliniques, pour aborder efficacement cette étrange population si difficile à cerner et à traiter, et soulager le budget de la Sécu, ainsi que bien des souffrances parfaitement évitables.
Je demande solennellement, et avec beaucoup d'émotion, à chacune et chacun, non toubib, de passer ce lien à son toubib, même sans rien y comprendre.
Ça peut fantastiquement aider des gens en détresse, parmi les (au moins) 1.200.000 personnes concernés, et leur infortunée famille, et leur entourage professionnel. Tout le monde est concerné, de près ou de loin.
[...] S'il vous plaît, passez le lien sur le mémoire cité à votre toubib. Par courriel ou clé USB ou tout autre moyen, s'il vous plaît, passez-le. Vous pouvez sauver des vies (Zanel).

Ce mémoire a pour objectif de répondre aux questions suivantes, à partir des données actuelles de la science :
- Les personnes à haut potentiel intellectuel ont-elles une augmentation avérée du risque de développer des troubles médicaux ?
- Le médecin généraliste a-t-il les moyens de prévenir ces troubles, s’ils existent ?
- Comment un médecin généraliste peut agir concrètement, sans formation spécifique, et sans trop majorer le temps de ses consultations ?

Médecine générale et prévention de la psychopathologie des personnes à haut potentiel


Il peut sembler étonnant de mêler médecine et haut potentiel intellectuel. Être intelligent n’est pas une maladie ! Pourtant, les médecins généralistes français reçoivent nombre de personnes à haut potentiel intellectuel, venant exprimer les manifestations bien médicales d’un mal-être d’origine inconnue, en fait lié à leurs particularités intellectuelles. Les médecins ne connaissent pas ce sujet ou le sous-estiment.

L’équation est simple : l’expression de la psychopathologie des personnes à haut potentiel est parfois massive. Une prévention est possible mais non appliquée. Par conséquent, les médecins restent les grands ignorants des nombreux et divers drames dont peuvent être victimes ces personnes, drames qu’ils auraient pu aider à éviter.

Versions actualisées d'octobre 2008 : Mémoire en version Word (3,5 mo, 56 pages) à télécharger. Version PDF (605ko)
Lire directement à l'écran : sommaire et pages html

On peut ensuite aller lire les annexes qui le concernent (extraits du forum).

Guide pratique du médecin généraliste : résumé

Un patient en face de vous…

À haut potentiel intellectuel ?
Une cinquantaine de patients environ.
- Passions, curiosité, hypersensibilité, questionnements existentiels, demande de   justification des règles, humour ?
- Assis sans soutien à 6 mois, marche autonome 12 mois, phrases 18 mois, lecture avant 6 ans ?
- Résultats scolaires brillants en primaire, puis qui chutent progressivement ?

À risque ?
Rapport à l’Autre, questionnements existentiels, projets d’utilisation des  compétences ?

En souffrance ?
Sommeil, appétit, douleurs, agitation, anxiété, passions, performances scolaires/professionnelles, amis ?

Mener la consultation…
- Tout justifier, tout expliquer, tout complexifier
- Attention manipulation, fascination, rejet

Éduquer…
Particularités neuropsychiques et mode de pensée différent qui ne rendent pas meilleur moralement

Prévenir…
- Le comprendre
- Lui apprendre à relier des manifestations somatiques à un éventuel mal-être psychique lié à une inadaptation
- Environnement scolaire, professionnel ?
- Stimulations intellectuelles ?
- Environnement affectif ?

Orienter ?
- Associations toujours
- Test de QI souvent
- Suivi psychologique spécialisé parfois
- Centre d’Information et d’Orientation éventuellement
- Suivi médical spécialisé rarement

 

© Mélanie Bidaut-Garnier - Août 2008 - UFR médecine Reims.
Texte reproduit avec l'autorisation de Mélanie Bidaut-Garnier, qui en conserve tous les droits.